L'atelier solidaire Roue Pèt basé à Guebwiller à déménagé de manière  express le weekend dernier (30 septembre 2018).  Les locaux sont en cours d'aménagement au 13 Rue des Alliés à Guebwiller. Ils se trouvent au sous-sol de l'ancien bâtiment des bains douches (proche de la Breilmatt) accès par la Rue Theodore Deck . En attendant la mise en place prochaine de panneaux  il suffit de localisé un arbre dans lequel poussent des jantes. 
 
Roue-Pet-demenagementaveloGuebwiller
 
 
L'atelier n'est pas encore en capacité d'accueillir les membres à venir  y exercer leurs talents de mécaniciens vélos et pour cause pour accéder au local il faut préalablement descendre un escalier qui ne dispose pas de rampe vélo. 
Apparement il y a eu léger problème de concertation ( voir article parut dans  l'Alsace du jeudi 4 octobre)
Plusieurs journées de chantier seront organisées pour ranger , nettoyer et installer l'atelier Roue Pèt. Vous êtes cordialement invité(e)s à venir nous aider, ce jeudi  4 octobre  à 17.00
 
 
 
Une news sera relayé pour annoncer la réouverture officielle.
 
Infos et contact :
06 86 66 19 67 (Géraldine)
06 16 86 68 98 (Thomas)
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

https://www.facebook.com/pages/Roue-P%C3%A8t/246667205475784?sk=info  

 

#Guebwiller #RouePet

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Premier plan vélo financé de l'histoire,  l'état Francais s'engage à budgetiser à hauteur de  50 millions d'Euros par ans sur une une durée de 7 ans le plan vélo pour d'honorer l'engagement de la France pour limiter les émanation de CO2. Objectif faire passé les déplacements domicile travail - école effectué à vélo du chiffre  actuel de moins de  3% selon les études à  environ 9% en  2027 ...soit un triplement des déplacements à vélo.

 

Olivier Schneider Président de la FUB (Fédération des Usagers de la Bicyclette) qui globalement admet que globalement c'est une mesure qui va dans le bon sens rappel cependant que les collectivités devront aussi apporter leur soutient en s'engageant au minima à hauteur équivalente. Car l'argent risque de ne pas suffir si on doit financer les infrastructures  urbaine et périurbaine  à finir ou manquante. 

Olivier Scneider au journal de 13.00 sur France Inter : "Il faudra veiller à ce que l'argent soit bien utilisé, je veut bien voir que le verre est à moitier plein mais parmis les mesure on parle également de la formation en milieu scolaire  de 900 000 jeunes ...  "....un est vrai défit !

Des mesures pour favoriser la pratique du vélo chez les Français, derniers de peloton comparés à nos voisins européens. C’est la philosophie du nouveau plan vélo, dévoilé ce vendredi par le Premier ministre Edouard Philippe, la ministre des Transports Elisabeth Borne et le ministre de la Transition écologique François de Rugy. En tout 25 mesures sont prévues, dont voici les cinq principales.

 

Aujourd’hui, moins de 3 % des trajets domicile-travail se font à vélo et 58 % des personnes vivant à moins d’un kilomètre de leur travail s’y rendent en voiture, selon l’Insee. Le gouvernement veut créer un système plus simple que l’indemnité kilométrique facultative créée en 2016. Il va créer une indemnité vélo prise en charge par l’entreprise, sur le modèle de l’indemnité transports en commun.

« On n’est pas dans une logique d’obligation », explique Edouard Philippe dans une interview au Courrier de l’Ouest ?. Ce forfait, facultatif, pourra aller jusqu’à 400 euros par an. L’État de son côté, « en tant qu’employeur, va mettre en place (un) forfait de 200 euros pour l’ensemble de ses agents et ce, à partir de 2020 ».

 

Pour favoriser l’essor de la petite reine, le gouvernement va créer un fond de 350 millions d’euros sur sept ans pour cofinancer des infrastructures avec des collectivités, soit 50 millions par an. Un budget toutefois bien en deçà des 200 millions annuels qu’espéraient les associations de cyclistes. Ce budget servira à financer des ponts ou des tunnels au niveau d’échangeurs autoroutiers ou de rocades pour assurer la continuité des pistes cyclables.

Le plan prévoit également la systématisation en ville des sas vélos, ces espaces réservés aux bicyclettes entre les feux tricolores et une ligne où doivent s’arrêter les voitures. Le double sens cyclable, déjà obligatoire dans les zones à 30 km/h, sera étendu à toutes les rues à 50 km/h en agglomération, sauf en cas de danger avéré. 

Pour lutter contre le vol, chaque vélo, neuf ou d’occasion, sera doté d’un numéro d’immatriculation. Les modalités et le calendrier pour mettre en place cette obligation n’ont pas encore été précisés par le gouvernement.

Pour inculquer la culture vélo aux enfants, chaque élève entrant en 6e devra savoir rouler à vélo en autonomie, prévoit le gouvernement. Des programmes dédiés seront prévus en primaire autour de sa pratique et du code de la route.


 

La France en est à son troisième plan vélo en six ans. Les précédents, en 2012 et 2014, « comprenaient de bonnes idées mais pas d’éléments concrets de mise en œuvre et surtout pas de financement », explique Pierre Serne, président du club des villes et territoires cyclables.

 

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Sporthopeo, start-up spécialisée dans la création de pédales pour personnes à mobilité réduite à sortit en Juin sa première pédale connectée. Start-up née dans la région de Montbéliard en juin 2017, la petite entreprise créée par Julien Tripard s’est vue décernée le prix Pepite 2017 Tremplin pour l’entrepreneuriat étudiant. Financée grâce à une première campagne de crowd-funding réalisée en Septembre 2015, elle a pu bénéficier des aides et du dynamisme local.

Sporthopeo, start-up

Julien Tripard, à droite sur la photo, directeur et co-fondateur Sporthopéo et son associé Yannick Adam co-fondateur de Sporthopéo 

Basée en Franche-comté, cette start-up fait partie du centre Numérica, l’incubateur d’entreprises innovantes de Franche-Comté (IEI.FC) qui fournit depuis 2015 des aides pour accompagner les créateurs d’entreprises de la région dans les étapes décisives de leur projet. Julien Tripard et ses deux associés y pilotent Sporthopéo et jouissent ainsi de l’écosystème de cet incubateur.

C’est en travaillant dans un centre médical avec des kinésithérapeutes et des médecins que l’idée d’une pédale connectée est apparue à Julien Trippard, alors qu’il avait à aider un amputé à refaire du vélo. « Ce dernier souhaitait effectivement que lui soit fabriqué un outil lui permettant de remonter à bicyclette en toute sécurité avec sa prothèse de jambe » raconte Julien. Elaborée en collaboration avec des PME de la région franc comtoise ( plasturgistes, ingénieurs électroniques ) la première fixation aimantée de Sporthopéo a été commercialisée en octobre 2017. L’importance du partenariat est primordiale dans le projet où le suivi est effectué mensuellement avec les collaborateurs.

La production des 300 pièces de la sangle mécanique Sporthopéo a déjà séduit plusieurs centres de rééducation et nombre de particuliers présentant des troubles moteurs des membres inférieurs. « Le produit ne nécessite pas d’avoir de chaussures spécifiques, ni de défaire la pédale déjà existante sur le vélo. Il offre ainsi la possibilité de renouer avec la pratique d’une activité sportive grâce à ce système de fixation du pied », poursuit Julien.

La pédale Scrath & Bike de Sporthopéo est à l’origine destinée aux personnes à mobilité réduite pour leur permettre de (re)faire du vélo en toute autonomie et sécurité mais va bientôt servir aux personnes sans problèmes de mobilité.

Vers un device IoT

Julien Tripard et ses collègues développent désormais leur pédale et fixation pour qu’elle soit connecté en bluetooth. 

Exemplaire du produit Sporthopéo

Exemplaire du produit Sporthopéo

Grâce à l’intégration de différents capteurs (tracker d’activité, capteur de pression et GPS), ce système de fixation du pied aimanté se destine également au milieu thérapeutique, au milieu du fitness ou encore aux personnes valides souhaitant simplement mesurer les efforts réalisés lors de différentes sorties à vélo.

Toutes les donnés peuvent être visualisées en temps réel (connexion Bluetooth), stockées et analysées à travers des graphiques via une application mobile à télécharger gratuitement (IOS/Android). L’application s’adapte aux Smartphones, tablettes et ordinateurs.Les informations recueillies sont transmises à une application développée conjointement et fournissent des renseignments intéressants aux particuliers et aux professionnels de santé.

L’ équipe de Sporthopéo devrait effectuer une seconde campagne de crowd-funding en septembre pour accélérer le déploiement de leur outil sur d’autres sports où le pied est attaché comme le ski, l’équitation ou le quad. 

Le passage d’une simple solution mécanique à un outil IoT était inévitable pour le fondateur, « l’intérêt repose sur la nécessité de rassembler ces données et de les utiliser en médecine par exemple pour mieux comprendre comment le pied applique la force et donc mieux accompagner les gens dans leur rééducation », confie Julien. 

L’essor des outils connectés va à terme permettre à la médecine de mieux étudier le corps humain et de mieux adapter leurs diagnostic.

Selon une étude de Data bridge market research, le marché de l’IoT médical représente plus de 157 milliards de dollars en 2016 et devrait progresser de 30% par an jusqu’en janvier 2024. Une autre étude menée par Grand View Research annonçait un marché de l’e santé à 400 milliards de dollars pour 2022.

#pédale #connectée #bluethoo #PMR #pédale_aimanté #handicap #mobilité #sporthopéo #Montbéliard #startup #pépite2017 #Julien_Tripard #Yannick_Adam #vélo

 

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Le Pays du Sundgau en partenariat avec l’association Mulhousienne Poto’Cyclettes a organisé un atelier participatif d’auto réparation de vélo  jeudi 26 Mai. La journée c'est déroulée dans une ambiance chaleureuse et conviviale. Les Goodies 2016 ont été remis aux nombreux participants. 

 

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Des vélos bien dans la ville

Place de la Concorde à Mulhouse, la saga Beha s’est arrêtée avec le départ à la retraite de Daniel, fin 2015. Mais depuis deux semaines, trois jeunes font revivre Cycles Beha, avec des vélos étonnants et des projets plein les sacoches.


Photos : Darek Szuster ,

L’équipe de Cycles Beha avec, de gauche à droite, Richard Bussillet, Kevin Usselmann et Ruchi Thuong. Photo  L’Alsace

Le 18 décembre dernier : Daniel Beha annonçait une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise c’était qu’il quittait sa boutique après plus de cinquante ans à réparer les vélos : la bonne qu’il avait trouvé des repreneurs dans le même domaine d’activité. Et puis surtout, le nom Cycles Beha restait au fronton du 18, place de la Concorde, même si depuis l’ouverture tout a changé. « C’est vraiment un nom qui a une histoire. Avec Ruchi, on a trouvé que c’était bien de le pérenniser. Et on l’a gardé. »Ruchi, c’est Ruchi Thuong et celui qui parle, Richard Bussillet, les deux investisseurs.

Depuis l’ouverture, l’équipe de Cycles Beha est complétée par Kevin Usselmann, mécanicien salarié qui officiait avant comme « Bikloutier », à domicile, rue de Belfort toujours à Mulhouse. « Vous savez ce que ça change de travailler ici ? questionne Kevin en terminant de régler un frein à disque sur un joli VTT. Maintenant, chez moi j’ai un salon-cuisine à la place d’un atelier-cuisine ! Et puis je travaille en plein centre-ville et j’ai comme patrons deux amis. C’est vraiment un luxe pas très courant ! » Kevin est donc à l’atelier pour les réparations courantes, les crevaisons énervantes ( « Max 10 € » , promet-il) les dérailleurs qui grinchent et les freins mous du genou.

Urbain et branché

« Mais on va aussi développer l’aspect personnalisation de vélos avec le montage d’accessoires. Puis, plus tard, on espère installer une cabine de peinture pour aller plus loin. » Plus loin et surtout davantage en direction des amoureux de la « kustom kulture » adaptée aux deux-roues non motorisés.

Cycles Beha version 2016 respire cette ambiance Kustom kulture, Revival, néo-retro, Urban street avec des produits décalés, étonnants et la marque italienne Cicli Blume en tête de gondole. « Cicli Blume, c’est vraiment une très belle marque italienne, décalée, haut de gamme. Ils font 5000 vélos par an à Vérone et les cadres sont fabriqués en Italie. Tout est italien, sauf le système de vitesse et les pneus. Surtout, ce sont des vélos totalement configurables selon ses besoins. On en a quelques-uns ici mais un client passe nous voir, configure totalement son vélo et le reçoit trois semaines après à la boutique » , détaille Richard Bussillet.

Forcément, la qualité et la rareté se payent et les prix oscillent entre 1000 et 3000 € le bijou sur roues. Bref, même en tenant compte de la « boboïsation » de la société mulhousienne et la multiplication exponentielle des hipsters, on reste sur un marché de niche, surtout dans une ville où il doit se voler un vélo tous les quarts d’heure… « C’est vrai que c’est un problème. Je pense que la municipalité devrait envisager d’installer un parking à vélos sécurisé en centre-ville, comme à la gare ou à Bâle et Fribourg » , poursuit Richard qui, à côté de Cicli Blume, diversifie son offre avec une marque pas vraiment inconnue des habitants de M2A.

« Des vélos Peugeot, ici, ça a du sens »

« On propose depuis l’ouverture les vélos Peugeot. Ils font des rééditions d’anciens modèles à des prix très corrects, des jolis vélos pour enfants. Et puis vendre des vélos Peugeot, ici, ça a du sens. On a des entrées de gamme à 325 €, des vélos électriques à 1250 € et ce sont des produits assemblés en France. Pour nous c’est important. »

Pour ne rien gâcher, les salariés PSA bénéficient d’une remise de 15 % sur toute la gamme. Cycles Beha propose également des vélos pliants Dahon et, dès la semaine prochaine, des étonnants gyropodes. « On ne fait que des produits urbains. Le VTT, le vélo de compétition ce n’est pas notre ADN. Et puis, il y a des gens qui font ça très bien. Nous, notre atout c’est le service, la proximité » , poursuit Richard, toujours dans l’attente d’autorisations pour pouvoir proposer des cafés, thés, pâtisseries… aux amoureux de la petite reine urbaine.

Du café dans le bidon

Mulhouse, comme de plus en plus de villes en France aura alors son café-vélo. On pourra s’asseoir dans la boutique ou sur une terrasse de la place de la Concorde et même partager un « p’tit noir » avec un certain Daniel Beha. Même à la retraite, il n’oublie jamais de passer à la boutique encourager la nouvelle équipe de Cycles Beha.

Texte : Laurent Gentilhomme 

 

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Après un recul de son chiffre d’affaires en France, le marché du cycle en 2014 semble bien se porter. Selon le Conseil National des Professionnels du Cycle, les ventes de cycles, d’équipements et accessoires ont progressé de 7,5%. L’attrait des consommateurs pour la mobilité douce se confirme. En témoigne la croissance soutenue des ventes de vélos à assistance électrique (VAE) avec 77 500 unités vendues en 2014, soit une belle progression de 37% par rapport à 2013. Pour le marché des VAE, c’est ainsi la septième année consécutive de hausse. Une évolution qui peut s’expliquer par une amélioration technique, notamment des batteries qui ont gagné en autonomie et en temps de charge, mais aussi par la crise économique – le vélo électrique devient une bonne alternative à l’achat d’une seconde voiture réservée aux trajets courts.

 

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Quand les Japonais cherchent une solution pou parer  au vandalisme et aux vols de vélos la réponse est technologique un silo à vélos 100% automatisé fallait oser!

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mercredi, 15 juillet 2015 20:57

Art de vivre - Retour au vélo

En libre-service, décarboné, économique, voire électrique, le vélo roule vers son futur

 

velo

 

Stimulée par les nouveaux aménagements urbains (nouveaux plans de circulation des voitures, pistes cyclables), la pratique du vélo se développe d’année en année, en zone urbaine comme du côté du tourisme. Loin de l’image “pépère” qu’on lui attribue encore, les nouveaux modèles, et notamment le vélo à assistance électrique (VAE), élargissent considérablement le champ d’action de la bicyclette. De plus en plus branché et affichant des progressions à deux chiffres, ce véhicule “ultra léger” est notamment parti à la conquête des trajets domicile-travail, venant même concurrencer scooters et motos.

 


 

Par Vincent Rondreux

 

Avec 2 785 300 vélos vendus pour 845 millions d’euros, selon l’Observatoire du cycle, le marché du cycle était en légère baisse en 2013 en France (-0,4 % en valeur) mais en hausse avec les équipements et accessoires (+3,1 %). Dans le même temps, la voiture perdait 5,7 % en volume (immatriculations des voitures neuves, d’après le Comité des constructeurs français d’automobiles). Ces résultats non seulement montrent la résistance du vélo à la crise, mais surtout, ils révèlent un vrai retour de ce moyen de locomotion.

 

“Le segment du vélo en tant que moyen de transport a été remplacé dans les années 1970 par la voiture et le deux-roues motorisé”, raconte Frédéric Dumas, PDG du réseau francilien de magasins spécialisées Freemoos – Groupe Cyclauto. Cependant, comme les autres professionnels, il observe un renversement. Fondateurs associés de Velogik, société lyonnaise de gestion de flottes de vélos, Franck Bredy et Gwendal Caraboeuf ont initialement repéré comment “les unités en libre-service à partir de 2005 à Lyon, et de 2008 à Paris, ont modifié la vision du vélo”. À Dijon, Jean-Christophe Barre, fondateur de l’atelier La Bécane à Jules, a observé que “la dynamique du vélo urbain dans le Grand Dijon a démarré avec la mise en place du tramway. Le plan de circulation a été revu et ça a stimulé l’utilisation de la bicyclette”.

 

Relayé par des initiatives comme le label “Accueil vélo”, cet engouement profite également au tourisme. Pascale Dartigues, responsable de l’Office de tourisme du Val-des-Mauves, à Meung-sur-Loire dans le Loiret, où l’on trouve une flotte de vélos en location, a commencé à ressentir l’impact de la tendance vers 2009-2010. Excursions à la journée, séjours, grandes randonnées… “Avec la marque La Loire à vélo, environ un million de personnes parcourent chaque année les chemins de bord de Loire à bicyclette. Ces touristes visitent vraiment et dépensent plus que ceux qui viennent en voiture, estime-t-elle. C’est une manne importante pour les Pays-de-la-Loire et la région Centre.”

 

VAE, cycles de transport

 

Avec la progression des pistes cyclables et des services de location, le vélo s’intègre également de plus en plus à la vie urbaine. Selon l’agence spécialisée Mobiped, plus de 20 villes françaises proposaient en 2013 au moins 1 vélo en location pour 200 habitants. À Paris, le groupe Cyclauto développe avec Vinci Park l’idée d’avoir des vélos à disposition dans les parkings. “Après avoir été testée avec succès à l’Hôtel de Ville, l’initiative a été étendue à La Défense et va être déployée à plus grande échelle”, annonce Frédéric Dumas.

 

“Plus de 20 villes françaises proposaient en 2013 au moins 1 vélo en location pour 200 habitants”

 

Selon le Conseil national des professions du cycle (CNPC), la part du vélo “mobilité” est ainsi passée de 20 % du marché en 2005 à 27 % en 2013, faisant reculer le vélo “loisirs” de 67 à 60 % pendant que le vélo “sports” est resté stable à 13 %. Avec 326 000 unités vendues, les bicyclettes spécialement conçues pour la mobilité occupent 11 % du volume en 2013 et la progression est générale : + 3 % pour les vélos de villes, + 24 % pour les vélos pliants, et + 17,5 % pour les vélos à assistance électrique (VAE), qui arrivent désormais à 56 000 exemplaires vendus.

 

“Il y a dix ans, les VAE étaient quasiment inexistants en France”, rappelle Sylvie Woroniecki, au service marketing et communication d’Easybike. C’est pourtant à cette époque que Gregory Trebaol a créé Easybike. Aujourd’hui leader du marché, Easybike met sur le marché 20 000 unités par an avec toutes ses marques : Easybike, mais aussi Mobiky et ses vélos pliants, Solex et ses vélos historiques en configuration électrique, et depuis fin novembre, Matra et ses vélos sportifs.

 

L’ajout du moteur électrique renforce en fait la dynamique dont bénéficie le vélo pour la mobilité. “L’assistance électrique permet de continuer à faire un effort tout en arrivant relativement frais au travail, avec ou sans montée”, résume Greg Sand, l’associé d’Emmanuel Antonot à la tête de Moustache Bikes, autre spécialiste français très en vue du VAE.

 

Autrement dit, “il est tout à fait jouable en termes de temps, notamment en milieu urbain, de faire 15 ou 20 kilomètres avec un VAE”, selon Frédéric Dumas dont le réseau de magasins va maintenant se développer en régions. “Comme beaucoup de trajets domicile-travail sont réalisés sur 5-10 km, et que faire 1 000 kilomètres à vélo électrique revient à 1 euro, le VAE s’avère très intéressant” explique-t-il.

 

Multitâche et polymorphe

 

En ville, les premiers concurrents du vélo assisté ne sont donc pas les vélos classiques mais plutôt les scooters, les voitures, ainsi que les transports en commun. Autre atout du VAE : même si l’achat d’un vélo électrique représente toujours un certain investissement (836 euros en moyenne en 2013, jusqu’à environ 3 000 euros pour des modèles haut de gamme), son image lourde et pataude a vécu. “Les avancées technologiques sont impressionnantes. Les vélos sont plus intégrés, plus légers, plus autonomes, plus connectés”, indique-t-elle.

 

“Les gammes se sont considérablement enrichies et l’autonomie n’est plus un problème. Pour un même vélo, on peut choisir une batterie (40 % du prix du vélo en moyenne) qui va permettre de faire 30-40 km, ou une autre avec un potentiel de 150 km”, ajoute Frédéric Dumas.

 

Comptant en plus de nombreux modèles – du vélo pliant au speed bike qui dépasse 25 km/h (avec immatriculation et port du casque obligatoires) –, le vélo à assistance électrique permet de satisfaire de plus en plus de types d’utilisation : parcourir rapidement le “dernier kilomètre” de son transport, puis être porté ou stocké ; pouvoir faire de la route en complément d’une utilisation urbaine…
“Le VAE permet également de remettre des gens au vélo car il gomme un peu toutes les contraintes de la pratique”, estime Greg Sand. Il auto-renforce en somme la dynamique actuelle du vélo. Il devient même un produit à part entière, très “tendance”. Pour le dirigeant de Moustache Bikes, “tous les atouts en termes de design traduisent des avantages en termes de technologies. Par exemple, le moteur alourdit les vélos et modifie le travail des cadres. Nous avons donc modifié le look du cadre en lui apportant une plus grande rigidité. Nous développons également des garde-boue tubulaires qui donnent du style tout en intégrant la câblerie, explique-t-il. Pour nous, le VAE est clairement une alternative à la 2e voiture en ville”.

 

Courbe ascendante

 

Toutefois, les VAE ne représentent à ce jour en volume que 2 % des ventes de vélos en France. N’y aurait-il donc pas là un effet de mode ? Pour Sylvie Woroniecki, il s’agit bien au contraire d’une tendance de fond, avec “un produit qui rentre dans la vie des gens” et qui commence simplement à être “un peu moins méconnu”. Écologique et économique, il répond également au besoin d’une certaine hygiène de vie, avec des effets bénéfiques pour la santé. “Aller travailler en pédalant, c’est quand même mieux que d’être coincé dans sa voiture. En ville, des motards se mettent eux aussi aux vélos électriques”, lance Frédéric Dumas. “Et la voiture en ville, ça devient de plus en plus compliqué” résume Jean-Christophe Barre.

 

“Comme beaucoup de déplacements domicile-travail sont réalisés sur 5-10 km, et que faire 1 000 kilomètres en vélo électrique revient à 1 euro, le VAE s’avère très intéressant”

 

Plus avancées que les entreprises, certaines collectivités locales y voient également déjà leur intérêt et remplacent leurs actuelles flottes de voitures par des VAE : “À l’échelle d’une mairie, le vélo électrique offre un déplacement performant pour les agents et s’intègre dans des stratégies de réduction des coûts”, explique Gwendal Caraboeuf, dont la flotte Velogik de 700 unités, et toujours en progression, compte une majorité de vélos électriques.

 

“Les prix des carburants devant augmenter, le VAE conserve un potentiel de développement important pour l’avenir”, observe encore Sylvie Woroniecki. De fait, la marge de progression de la France reste à ce jour considérable par rapport à ses voisins allemands et hollandais. 380 000 VAE ont été vendus en 2012 en Allemagne, soit 10 % en volume du marché du cycle de ce pays. Une proportion encore plus importante aux Pays-Bas.

 

“Ce n’est pas comparable avec la France : il n’y a pas les mêmes infrastructures”, souligne Sylvie Woroniecki. En effet, il existe des freins à un développement massif du VAE. Selon les professionnels, ces freins relèvent notamment de la peur de se retrouver en danger et de se faire dérober son vélo. “En France, 320 000 vélos sont volés chaque année”, indique Gwendal Caraboeuf qui a créé avec Vélogik un module de formation sur les questions de sécurité liées aux déplacements quotidiens à vélo, et dont profitent notamment des entreprises pour leurs salariés. “C’est un bon moyen de convaincre les personnes qui font du vélo pour le plaisir d’en faire également pour se déplacer”, commente-t-il.

 

“Il faudrait quelques efforts supplémentaires des villes, propose Greg Sand chez Moustache Bikes. Plus d’incitations financières, plus de sécurisation des parkings à vélos et des voies parallèles aux routes.” Sera-t-il entendu ? Diverses initiatives sont en tout cas prescrites dans l’actuel projet de loi de transition énergétique : indemnités kilométriques pour les salariés se rendant à leur travail à vélo, réduction d’impôt pour les sociétés mettant des vélos gratuitement à la disposition de leurs employés, déploiement de voies de circulation et de places de stationnement, infrastructures de stationnement sécurisées dans les nouveaux immeubles équipés de parkings ou lors de travaux…

 

L’appel de la campagne

 

En attendant, le vélo à assistance électrique se développe rapidement pour le loisir et le tourisme. Version sportive du vélo électrique, le VTT à assistance électrique autorise une nouvelle pratique de ce sport. “Le VTT sollicite beaucoup le corps. L’assistance électrique permet de continuer à faire des efforts tout en allant plus loin. Le but, c’est de prendre du plaisir tout le temps, autant à la montée qu’à la descente”, explique Greg Sand.

 

“À l’instar du vélo en bord de Loire, le vélo à assistance électrique permet de faire du temps de transport un moment de loisir”

 

Côté tourisme, le VAE devient un véritable outil pour faire découvrir les terroirs, en particulier dans des régions où “ça monte ou ça descend tout le temps”. À l’instar du vélo en bord de Loire, il permet de faire du temps de transport un moment de loisir et de découverte. À Villes-sur-Auzon en Vaucluse, Ingrid Nueil, dirigeante de la cave vinicole Terraventoux, a même créé une filiale, Terrabike, afin de développer et de maîtriser ce concept. Multipliant les circuits thématiques tout au long de la saison, la directrice générale note que cette approche “permet aux amoureux du vin et du terroir de découvrir le vélo et aux amoureux du vélo de découvrir le vin, le vignoble, sa terre, sa richesse…” Belle réussite : Terrabike devrait doubler sa flotte de vélos en 2015. Le vélo devient bien ici un véhicule de premier plan, sinon le véhicule de base de l’avenir.  

 

Équipements : du sport au confort

Avec plus de 650 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013, soit une petite moitié du résultat du secteur, les équipements et accessoires gravitant autour du vélo affichent une progression de 8 %. Pour Frédéric Dumas, PDG du réseau de magasins spécialisés Freemoos, “cette progression est plus le fait du sportif, et même du sportif masculin, que du déplacement”. Antivols, casques, maillots, compteurs cardio, brassards, pompes, freins, éclairage, sacs à eau, sacoches, garde-boue, porte-bagages, porte-vélos, bidons, porte-bidons… Telle est, hormis les pièces de remplacement, l’offre courante dans laquelle on trouve avant tout des références pour le vélo “loisir”.

“Il y a cependant un marché à développer avec le vélo utilisé comme moyen de transport et avec le vélo à assistance électrique, reconnaît Frédéric Dumas, que ce soit pour se protéger de la pluie, pour la bagagerie, pour les paniers et sacoches”. Une offre composée de caisses de transport, remorques, vêtements, ustensiles de protections (pare-jupes, serre-pantalons…), sièges enfants, couvre-selles, klaxons, manchons de guidons, housses de protection, produits design…

“Le vélo ne fait pas encore partie de la culture en France. En Allemagne ou en Hollande, les gens investissent également autour du vélo. Quand ils mettent 2 000 euros dans un cycle, ils peuvent en rajouter 500 pour les accessoires”, commente Greg Sand, fondateur associé de Moustache Bikes. Ce qui laisse donc espérer encore un beau développement de ce segment de marché.

Selon Jean-Christophe Barre de la Bécane à Jules, le développement des accessoires peut même déboucher sur de nouveaux modèles. Ainsi, parle-t-il du “cargo bike”, un vélo possédant une caisse à l’avant pour transporter du matériel. “Les véhicules de ce type sont appelés à se développer pour remplacer la deuxième voiture du foyer, celle qui sert à faire les courses”, prédit-il.

 

L’Heureux cyclage : le vélo recyclé se fait un nom

En parallèle du développement de l’usage du vélo pour se déplacer, se multiplient dans les villes les ateliers “participatifs et solidaires” d’entretien et de réparation. Le principe est en particulier de mettre à disposition des utilisateurs un lieu, des outils et bien sûr des conseils, pour qu’ils puissent s’occuper eux-mêmes de leurs bicyclettes et devenir ainsi autonomes. En 2014, on compte une centaine de ces lieux regroupés au sein d’un réseau : L’Heureux cyclage.

Parmi eux, La Bécane à Jules, atelier créé à Dijon en 2007, sous le régime associatif, par un bénévole passionné, Jean-Christophe Barre. Depuis, en plus de ses ateliers, La Bécane à Jules, qui emploie à ce jour une dizaine de personnes, a développé ses activités : elle s’occupe de la flotte de vélos de location du Grand Dijon, fait du marquage antivol, développe le vélo-école, elle répare, relooke et remet en service des vélos à partir de cadres et de pièces d’anciens vélos bien solides et souvent issus des années 1970 : des Lapierre, Gitane, Peugeot, Motobécane… L’équipe de Jean-Christophe Barre en a même fait une nouvelle marque sur le mode vintage, “Re Fab-Dijon”, pour laquelle elle a été primée cette année lors des 1ers Trophées de l’économie circulaire.

Si la Bécane à Jules a pour l’instant sorti quelques dizaines de modèles de sa marque, la ressource de cette activité de recyclage est de fait importante : “7 vélos sur 10 qui sont jetés en déchetterie sont encore en bon état” indique Jean-Christophe Barre, dont le but est d’industrialiser un peu plus la démarche. Étudiant le potentiel de mise en œuvre de filières locales pour le réemploi de vélos, l’Heureux cyclage estime qu’environ 1,5 million de vélos sont détruits chaque année en France, et que le cycle de vie d’un vélo est “court et peu optimisé”.

 

Chiffres clés
Parc français : 26 millions de vélos
Chiffre d’affaires 2013 (cycles + accessoires) : 1,502 Mde dont 45 % pour les détaillants spécialisés, 33 % pour les grandes surfaces multisports, 14 % pour Internet.
300 marques de cycles dont 150 de VAE.
12 000 salariés.
Production française : 900 000 vélos (2011).
Importations : 2,3 millions.
Prix moyen d’un vélo : 303 euros.
(Sources : Observatoire du cycle, Conseil national des professions du cycle)
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Bien que répondant aux normes en vigueur aujourd'hui, les casques de motos et vélos sont perfectibles et pourraient encore mieux nous protéger en cas d'accident grâce aux données récoltés par une dizaine de chercheurs de l'iCube, appartenant anciennement à l'Institut de mécanique des fluides et des solides de Strasbourg, composé de bio-mécaniciens et de cliniciens et l’un des rares au monde a étudié la biomécanique des chocs et la matière cérébrale. Icube propose de nouveaux genre de tests, prenant en compte les niveaux d'accélération rotatoire qu'une tête peut supporter et qui provoquent les traumatismes crâniens. On sait que lors des accidents les casque qui absorbent le choc sont chargés de façon tangentielle, mais pour des raisons technique les casques n'étaient pour l'heure soumis qu'au test choc rectiligne et linéaire. L'apport de technologie numérique permettra de donner plus d'éléments aux fabricants pour améliorer leurs produits sur les chocs latéraux très dangereux à vélo ou moto.
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L'atelier de l'association Colmar Vélo - Vélodocteurs sera fermé durant les congés du samedi 20 décembre au dimanche 4 janvier inclus.

www.velodocteurs.com

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