Un collectif citoyens du Sprickelsberg  compte faire avorté le projet d'aménagement d'infrastructure du Sprickelsberg soutenu par le SNUPFEN une association syndiacle  d'agents de l'ONF  qui dénonce notament  la politique et les pratiques industriel en milieu forêstier.

Radio MNE interview de Christian Rubecci membre du Collectif citoyens du Sprickelsberg 

Le Festival 2018 du film engagé Thur et Doller abordera ce sujet brûlant d'actualité en projetant ljeudi 22 novembre à 19.45 à lasalle du CAP à Saint-Amarin le film le Temps des Forêts qui sera suivit d'un débat animé par Thierry Ziegler qui interviendra au nom de SNUPFEN Solidaire. 

 

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/QT560lu9GXo" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>

 

La forêt du Sprickelsberg n’est-elle qu’une usine à bois ?

Le 17 mars la desserte forestière du Holschlagkop a été inaugurée par l’association forestière de la Doller en présence d’élus et de propriétaires forestiers.

Le président des forestiers d’Alsace rappelait à cette occasion que pas moins de onze associations syndicales de ce type avaient été réalisées dont la dernière sera finalisée à Rimbach cette année (L’Alsace du 3 avril 2018 “Une nouvelle desserte forestière”)….soit 1892 hectares de forêts privées, communales et départementales pour 70 kilomètres de routes aménagées et 575 000 Euros de subventions reçues de l’Europe, de l’État, de la Région Alsace.

Par ailleurs le plan pluriannuel régional de développement forestier 2012-2016 affiche en exergue du document: “Plus de gestion forestière durable pour mobiliser et utiliser plus de bois, matériau renouvelable”.

Et on rappelle que 68 086 euros ont été “fléchés” pour la seule association forestière autorisée du Sprickelsberg (ASA) pour “l’amélioration de la desserte forestière Kirchberg Dolleren”.

Le plan prescrit notamment le développement des débardages par câbles lorsque le débardage classique n’est pas possible, rappelle les forts enjeux environnementaux (Natura 2000, réserves biologiques, réserves naturelles, périmètres de captage, le plus grand souci du respect de la “forte demande sociétale alsacienne vis à vis de la préservation des milieux et des paysages)”… et n’oublie pas de préconiser de “Produire plus de bois tout en préservant mieux la biodiversité, une démarche territoriale concertée dans le respect de la gestion multifonctionnelle des forêts”.

Pourquoi donc s’émouvoir particulièrement du projet de desserte forestière du Sprickelsberg ?

Le 26 septembre se rassemblaient à Mulhouse les “marcheurs pour la forêt” à l’appel d’agents de l’Office National des Forêts et de leur intersyndicale  SNUPFEN (Union syndicale Forêts), dans le cadre d’une action nationale.

L’objectif ? Alerter sur l’avenir des forêts publiques, de toutes les forêts publiques.

Le film “Le temps des forêt, qui sera présenté à Saint-Amarin avec leur participation dans le cadre du festival du film engagé (novembre – date de principe le 22 ) concourt à cette mobilisation en réveillant  le débat sur la gestion forestière. Il développe un plaidoyer contre “la mal-forestation“.

Au delà des arbres coupés et de leur renouvellement, de l’inspiration  “mal-forestation” et des pratiques et logiques de l’agriculture intensive, le film enchaîne les focus sur les coupes rases, l’enrésinement ou les forêts monospécifiques composées d’une seule essence d’arbre et la fréquente stérilisation de sols  devenus d’épais tapis d’aiguilles sans renouvellement végétal ni micro – organismes. Il montre l’utilisation intensive de machines forestières  toujours plus grosses écrasant les sols…rentabilisation des engins oblige – , les dommages potentiels à des voies d’eau, l’épandage ponctuel de pesticides en forêt…et la restructuration d’un Office National des Forêts sans doute jugé trop peu adapté à ces nouvelles logiques.

A la lecture de l’étude d’impact (voir liens ci-dessous) préalable à la demande d’autorisation de la desserte forestière du Sprickelsberg on comprend mieux pourquoi le maire de Dolleren, par ailleurs président de l’Association forestière autorisée (ASA), regrettait “l’alourdissement des démarches administratives (étude d’impact environnemental)”  dans le numéro de septembre de “Forêts privées du Grand Est”!

On comprend aussi pourquoi cette étude d’impact n’a pas été, délibérément, élargie aux modes d’exploitation de la forêt future, aux espèces d’arbres de remplacement, aux modes d’exploitation envisagés.

L’étude pointe déjà des dégâts évidents pour la faune – dont des espèces protégées – , la flore, des risques induits pour les eaux de ruissellement, les zones humides, des risques paysagers, les conditions d’évacuation des grumes par camions par le réseau en forêt à construire, les nuisances dues aux travaux de réalisation des dessertes et aires de retournement des engins et camions sur deux ans de réalisation –  mais demain ?

Et il n’y a pas d’étude sur les incidences circulation en fond de vallée (déjà largement inadaptée à la circulation actuelle d’autocars, de camions divers, aux flux des véhicules de frontaliers, aux risques dans les nombreux villages traversés, etc…).

Et que dire des procédures de concertation de la population concernée ?  Certes lesconsultations légales – conduites a minima –  mais aucune consultation directe des habitants, pas de réponses aux interpellations  diverses, une discrétion inquiétante des porteurs du projet.

Le Président de l’ASA  déclarait que “des chantiers concertés vont être mis en place autour de cette desserte” (revue précitée). Quels engagements précis prend-il ?

Et comment a-t-on pu ignorer dans ce projet  une vision globale d’un aménagement de la vallée où les zones industrielles se développent vers Burnhaupt, – et c’est bien –  et où le haut boisé de la vallée connaît des conditions d’exploitation des forêts raisonnables, pour modifier cet équilibre global au seul profit de quelques intérêts financiers ?

Ce n’est pas un hasard si dans le film précité la seule voix dissonante entendue est celle du représentant d’ un représentant  d’une grande scierie industrielle.

Il faut désormais marquer un arrêt à ces pratiques de surexploitation des forêts et donner tout leur sens, voire élargir la portée de ces ces études d’impact, qui n’étaient pas jusqu’à présent mises en oeuvre.

On évoque volontiers l’équilibre “sylvo-cinétique ” dans les milieux techniques concernés par ce type d’exploitation forestière outrancière; on parle donc équilibre entre chasseurs et exploitants forestiers.

Et les autres ? Ceux pour qui la forêt est facteur majeur de l’environnement, du climat, de la détente,  des paysages, d’un tourisme paisible, d’un cadre de vie, d’une économie locale spécifique riche de possibilités… liées à une véritable forêt et pas à des rangées de sapins de Noël ou des arbres pour pâte à papier plantés sur des sols stérilisés et où la vie animale a disparu.

Tant qu’à parler d’équilibre nous en proposons un autre:

Forêt bien commun, démocratie et consultation des habitants, aménagement territorial raisonné.”

“Peut-on encore appeler ça une forêt” ? demande un intervenant dans le film “Le temps des forêts” filmé devant un alignement de résineux plantés en files avec un espacement calibré de trois mètres.

Nous ne voulons pas de camions grumiers dans les forêts, d’engins géants de débardage, d’emprises au sol sacrifiées pour des voies de roulement de plus de 10 mètres de large, de risques de pollutions diverses, d’atteintes graves à la faune et à la flore, de coupes rases telles celles de Kirchberg et Rimbach !

Le projet de desserte forestière du Sprickelsberg ne doit pas se faire parce que c’est un projet déraisonnable, disproportionné aux besoins  collectifs, et qu’il contribue à un aménagement de la vallée totalement  illogique.

Collectif citoyen du Sprickelsberg.

Étude d’impact Partie 1:

http://www.haut-rhin.gouv.fr/content/download/19925/128797/file/Partie%201%20Dossier%20compl%C3%A9t%C3%A9%20EI_ASA_Sprickelsberg_V4.0.pdf

Étude d’impact Partie 2: à demander en préfecture du Haut-Rhin, donc ! La demander sera déjà une marque de mobilisation….

Ci-dessous, l’entrevue de Christian Rubechi, membre du Collectif citoyen du Sprickelsberginterrogé par Jeanne sur Radio MNE:

Publié dans Reportage
Le vélo tout-terrain (VTT) est le troisième sport de nature le plus pratiqué par les Français, à hauteur de 7,4 millions d’adeptes parmi les 15-70 ans*. Les cyclistes sont toujours plus nombreux à parcourir les espaces naturels à travers les routes, les pistes, les chemins et les sentiers.
L’émergence du VTT à assistance électrique donne, de plus, la possibilité à un plus grand public d’accéder à des lieux de pratique éloignés ; leur prise en compte par les gestionnaires d’espaces naturels s’impose.
Comment répondre aux évolutions de la pratique et aux attentes des pratiquants tout en préservant les espaces naturels ?
Quels aménagements facilitent la conciliation des usages ?
Quelle offre touristique faut-il construire autour du VTT pour le développement économique de nombreux territoires ?
Voilà autant de questions qui seront au cœur des témoignages et débats prévus lors de cette journée technique afin d’aider les acteurs à mieux accompagner et gérer le VTT dans les espaces naturels.
 

* Source : Baromètre sports et loisirs de nature 2016, Ministère des Sports, Université Lyon 1

Connaître les pratiques du VTT et les pratiquants

Les chiffres clés issues du baromètre des sports et loisirs de nature en France

Télécharger la présentation de Christophe Martinez (PRNSN)

La pratique auto-organisée : la connaître, la maîtriser,

Télécharger la présentation de Lilian Morinon (UtagawaVTT)

Cadre règlementaire de la pratique du VTT dans les espaces naturels

Accès et circulation dans les espaces naturels

Télécharger la présentation de Cyril Carrière (PRNSN)

 

Guide d'aménagement de sentiers VTT, Association pour le développement des sentiers de vélo de montagne au Québec (ADSVMQ) - Mountain Bikers Foundation

Classification et balisage des parcours VTT : randonnée, enduro, descente, Joaquim LOMBARD, Fédération Française de Cyclisme (FFC)

Perspectives

La 12e Journée technique du réseau national des sports de nature est organisée en partenariat avec la Fédération des parcs naturels régionaux de France, Mountain bikers foundation, la Fédération française de cyclisme, la Fédération française de cyclotourisme et le soutien actif du conseil départemental de la Drôme.

Publié dans News

 

En réponse aux manifestations de certains membres du Club Vosgien, des membres du Forum VTT Alsace, se sont retrouvés mercredi sur la place des Alliés de Masevaux-Niederbruck. 

 

Venus de toute la région, une centaine de vététistes ont répondu à l’appel lancé par Pierre Hinschberger de Colmar, initiateur du rassemblement organisé mercredi sur la place des Alliés à Masevaux-Niederbruck. Adultes, jeunes, enfants, licenciés ou non, ont investi les lieux pour revendiquer un changement d’attitude à leur égard. Dans une joyeuse concentration, ils se sont retrouvés pour partager le plaisir de pratiquer leur sport favori et profiter de la montagne. Mais c'est justement leurs passages réguliers sur les sentiers, notamment ceux entretenus par le Club Vosgien, qui posent problème, et qui, jusqu'à présent, n'ont pas trouvé de solution acceptable par tous. « Nous ne sommes pas des voyous qui détruisons les sentiers, expliquait Pierre Hinschberger, nous souhaitons partager les sentiers avec tout le monde, en respectant l’environnement et les marcheurs de randonnée... ». Sylvain Ehret, administrateur du Forum VTT Alsace, a précisé la position des vététistes, qui veulent réagir à la manifestation de certains membres du Club Vosgien de Masevaux le 31 mars dernier, et qui demandaient aux élus de faire interdire les VTT sur les sentiers. « Nous voulons montrer une image positive de notre pratique et dénoncer l’attitude de certains membres de Club Vosgien à l’égard des vététistes. Plus globalement, nous dénonçons les interdictions décrétés arbitrairement, sans concertation, sans échange ni dialogue avec les autres usagers ». Afin que cette journée ne soit pas que revendicatrice, une randonnée préparée par certains membres, a été proposée pour profiter de ce beau soleil de mai. Et pour éviter d’être trop nombreux sur les chemins et sentiers parcourus, les vétéitstes se sont répartis en cinq groupes de niveaux différents : les enfants sur un circuit de 18 km, qui offrait un dénivelé positif d’environ 450 m. Les adultes, eux, étaient dirigés vers la ferme auberge du Bruckenwald, la Haute-Bers, le Sudel et le Sattelboden. La vallée et la montagne sont à tout le monde, il suffirait que chacun y mette du sien pour pouvoir en profiter ensemble...

JMR 11/05/18

Publié dans News

 

Le Club Vosgien de Masevaux avait fait paraitre un article à charge contre le VTT dans la presse régionale (DNA du 16 mai 2017, édition de Thann). Les dirigeants de la section de Masevaux  constataient la « dégradation des sentiers et lançait un appel à en assumer les conséquences… »

Les trois représentants de MBF massif des Vosges Jonathan Choulet, David  Keller (référent secteur Vallée de la Doller)  et Jean-Luc Lehmann ( référent secteur Vallée de la Thur)  ont rencontré le 9 octobre 2017 le Président Monsieur Hirth et  l'équipe dirigeante de la section du Club Vosgien de Masevaux ainsi que Monsieur Peter délégué départemental du Club Vosgien à la protection de la nature et du patrimoine.

 

Après un rapide tour de table de salutations, nous présentons l’antenne locale de la Mountain Bikers Fondation. Immédiatement, le délégué départemental du Club Vosgien remet en question notre légitimité. Il réclame nos statuts. Nous expliquons que la MBF est reconnue d’intérêt général et agrée par l’État.

Ce rappel étant fait, nous tentons d’obtenir des explications sur les inquiétudes de la Section du Club Vosgien de Masevaux fort de 330 membres qui assure un formidable travail d’entretien et de balisage des sentiers parcourant cette vallée. Mais le Président ne parvient pas à s’exprimer, coupé sans arrêt par son responsable départemental. Finalement Monsieur Peter qui semble très influent dans la structure fédérative du Club Vosgien nous demande de « reconnaître » avant toutes choses notre « illégalité » sur « ses » sentiers.

Cela vire à l’ultimatum : Les représentants du Club Vosgien menacent de quitter la réunion tout juste commencée si nous ne cédons pas sur ce point de notre droit à circuler sur les sentiers.

 

Sans se désemparer et toujours avec courtoisie, nous effectuons un rappel des textes et codes en vigueur en milieu naturel, ces derniers ne nous classant pas comme véhicule (terme juridique sans définition ni citation précise du « cycle ». Nous ne cédons rien sur ce point. Face à ce désaccord, nous proposons de poursuivre la réunion et d’en venir aux faits, pour comprendre nos amis marcheurs et entrevoir des pistes de travail concrètes.

Mais Monsieur Peter ne l’entend pas ainsi et quitte la salle en nous rappelant qu’au titre de la propriété intellectuelle, nous ne devrions même pas regarder « leur » balisage. Deux autres membres de la section du C.V de Masevaux quittent également la salle sans daigner nous saluer.

La réunion se poursuit dans un climat tendu en présence du Président du C.V de Masevaux et d’un de ses membres. Ces derniers se montrent visiblement plus enclins à dialoguer.Ils nous font part des réelles difficultés à entretenir des sentiers délicats, notamment avec le passage de VTT. Seule une quinzaine de leurs membres s’activent à cette tâche. Pragmatique, nous leur proposons de collaborer à nouveau sur  les journée de  travail  avec les vététistes bénévole à l’instar de ce qui a été fait avec la secion de Masevaux  et d’autres Clubs Vosgiens, 

Si la section de Masevaux persiste à ne pas  reconnaitre  la place légitime du VTT sur massif il sera difficile d'envisager une collaboration malgré notre totale ouverture pour les aider et « assumer les conséquences » de notre pratique, pour reprendre les termes d’un de leurs membres.

Nous retenons le point positif qui est de les avoir rencontrés et nous regrettons le chantage initial de leur représentant dès l’ouverture de la réunion. Deux référents de secteur assurent dès à présent la présence de la MBF sur le secteur Thur Doller : David Keller et Jean-Luc Lehmann

 

Nous continuerons à essayer de travailler avec tous les Clubs Vosgiens, tant pour l’avenir des sentiers que pour la cohabitation entre nos pratiques.

 

 

EN SAVOIR PLUS :

Entretien de sentiers avec le Club Vosgien de Masevaux

MBF rencontre avec le Club Vosgien

Quel statut pour le VTT en forêt ?

 

Publié dans News