Le Team Meder de Haguenau était en lice au Grand Prix Fenioux à Châteauroux, 5e et avant-dernière manche de la Coupe de France de DN2. Si les Haguenoviens se sont montrés, leurs efforts n’ont pas porté leurs fruits et n’ont surtout pas apporté les points dont ils avaient besoin pour s’éloigner de la dernière place, synonyme de relégation.

« Il y a d’abord eu une échappée de huit coureurs, mais aucun de chez nous , décrit Nicolas Dumoulin, directeur sportif du Team Meder. Ensuite, plusieurs groupes de contre sont sortis, et Renaud Vincent en a accompagné un qui a rejoint l’échappée. Ils étaient alors quinze, puis neuf, et à 10 km de l’arrivée, Renaud et quatre autres coureurs se sont fait reprendre. L’équipe n’a pas été récompensée de ses efforts. Il aurait fallu rester dans l’échappée mais ils étaient forts devant et ça s’est joué à la pédale. La chance a une grande part d’importance… »

Le Team Meder a pris la 13e place sur l’étape d’hier et conserve donc son avant-dernière place au classement des clubs en DN2, à 32 points du dernier, le Team Martigues. S’il a une petite marge de manœuvre, tout se jouera quand même lors de la dernière manche le 22 septembre à La Rochefoucauld.

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Sous les yeux de ses parents et de sa petite amie, Hugo Hofstetter exulte après le sacré numéro effectué hier au Tour du canton de Wittenheim. Photo Denis Sollier

Sous les yeux de ses parents et de sa petite amie, Hugo Hofstetter exulte après le sacré numéro effectué hier au Tour du canton de Wittenheim. Photo Denis Sollier

On n’arrête plus Hugo Hofstetter (AC Bisontine). Troisième la veille aux Carreleurs, le Haut-Rhinois a gagné le Tour du canton de Wittenheim hier. Son 2e succès en 1re catégorie à seulement 19 ans.

 

« Je ne suis pas surpris ». Formateur au VCS Altkirch, René Schlienger a goûté au succès de son ancien poulain Hugo Hofstetter hier sur la ligne d’arrivée du Tour du canton de Wittenheim. Le Sundgauvien en a pourtant épaté plus d’un. Premier du peloton devant l’autre Alsacien prometteur Gaëtan Huck (PE Haguenau), Julien Tomasi (Pédale d’Alsace de Strasbourg), 4e , lâchait : « S’il continue à progresser comme ça, il ira très loin ».

Après un début de course moribond sous la pluie, Hugo Hofstetter s’est réchauffé à la mi-course en rejoignant aux avant-postes l’autre Haut-Rhinois de l’AC Bisontine, l’ancien Thannois Antoine Geyer déjà à l’offensive en pareille circonstance l’an dernier. Outre le Suisse Michael Hofstetter (Hörrmann), ils ont enregistré les retours d’Alexandre Brandt (VC Sainte-Croix-en-Plaine), Alrick Martin (US Giromagny), des Allemands Benjamin Stark (BQ Cycling) et Andreas Lepert (RSV Yburg) et des Helvètes David Tschan (VC Pfaffnau) puis Dimitri Woerner (Goldwurtz).

Malgré sa débauche d’énergie à Ernolsheim-sur-Bruche, où il s’était classé 3e du Grand Prix des Carreleurs, le coureur de Seppois-le-Bas a imprimé un rythme soutenu. « À l’échauffement, j’ai senti que j’avais de meilleures jambes que la veille , avance-t-il. Et il ne fallait pas se relâcher, parce que le peloton est revenu à 20 secondes à un moment ».

« Encore plus vite »

Si le peloton semblait garder l’échappée à portée de fusil, il ne revenait toutefois pas sur les échappées, réduit à un simple trio. Antoine Geyer et Alexandre Brandt ont lâché les premiers. « J’avais les jambes tétanisées par le froid », lâchait Geyer arc-bouté sur son vélo et tout tremblant, ce qui traduisait le calvaire vécu par les 126 partants sur 179 engagés.

Stark a crevé, Tschann et Martin ont ensuite décroché sur une relance à l’amorce des deux derniers tours sur 19 au total. « Un coureur était venu me taper sur l’épaule pour me dire d’arrêter de rouler fort, alors je suis allé encore plus vite », indique Hugo Hofstetter à propos de son travail de sape. Et Lepert a enlevé son k-way, dont une manche s’est coincée dans sa roue arrière au point de le faire chuter.

Hugo Hofstetter est repassé à l’offensive dans ce dernier tour à Ruelisheim pour ne compter que 80 mètres d’avance. « Après avoir attaqué, j’ai regardé les autres comment ils étaient quand ils sont revenus , rapporte le 2e catégorie. J’ai alors géré et prié pour gagner au sprint. J’avais fini 5e l’an dernier parce que j’avais loupé mon dernier virage, là j’étais en deuxième position ». L’idéal pour cueillir son deuxième bouquet en 1re catégorie après celui de Chaumont le dimanche précédent. « Quand je les ai doublés, j’ai remis une dent , savourait ce vainqueur en force. Si on m’avait dit ça il y a un mois au stage de l’équipe où j’avais du mal, je n’y aurais pas cru ».

« Au Regio-Tour, ça m’avait surpris »

À 19 ans, l’étudiant en DUT Hygiène, Sécurité et Environnement à Vesoul a soigné son entrée dans la catégorie espoirs face aux seniors.

Ses possibilités, il en avait mesuré le potentiel l’an dernier au Regio-Tour international juniors (45e ). « Quand j’ai vu que j’arrivais à suivre les gars de l’équipe de France, ça m’avait surpris sans trop d’heures d’entraînement , se souvient-il. Je m’étais dit qu’avec un programme adapté, je pouvais être au moins au même niveau qu’eux. En espoir 1, il est temps que la machine se lance. Mais attention, quand je vais à l’entraînement, je respecte mon programme à la lettre ». Hugo Hofstetter en touche aujourd’hui des fruits à confirmer pourquoi pas à Brumath dimanche prochain en 2e catégorie.

Et il compte bien continuer à mettre du cœur à l’ouvrage, lui qui en a dessiné un avec ses mains au passage de la ligne à destination de sa petite amie Marine.

le 18/03/2013 à 05:03 par Gilles Legeard

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dimanche, 10 mars 2013 16:26

Tour Alsace 2013

Cyclisme Le 10e Tour Alsace aura lieu du 24 au 29 juillet Pas assez d’Alsace dans ce tour

Le Tour Alsace se rajoute une étape pour sa dixième.  Photo archives DNA

Le Tour Alsace se rajoute une étape pour sa dixième. Photo archives DNA

Le Tour Alsace aura dix ans en juillet, et ses organisateurs l’auraient voulu plus large et d’un pareil enthousiasme du nord au sud.

Dix ans, c’est déjà toute une vie dans l’histoire d’une course, le Tour Alsace, qui n’est pas née au bon moment mais alors que les autres ferment boutique.

L’épreuve alsacienne résiste et embellit même, s’offrant une sixième étape pour cette édition anniversaire.

Et parce que les temps sont durs, qu’il coûte de plus en plus cher de mettre un coureur cycliste sur la route, la soirée inaugurale ne comptera plus pour du beurre.

«Cette course, on aurait dû l’appeler Tour de la Haute-Alsace ! »

Les petits tours dans Sausheim ont été agrandis, on en fera plus (dix) et le tour est joué. Aux coureurs de faire en sorte que cela en vaille la peine.

« Nous sommes fiers d’être arrivés où nous en sommes », claironne Francis Larger, patron de ce Tour. Depuis quelques années, ceux qui gagnent chez lui brillent dès l’année d’après sur l’autre Tour, celui de France.

Sa course n’est donc pas seulement une chouette balade à travers le vignoble et les magnifiques sites industriels régionaux. Même si ce chef d’entreprise, administrateur de la CGPM locale, a cette fois prévu un passage des coureurs devant la centrale de Fessenheim. « On aurait voulu dedans, mais cela n’a pas été accepté », sourit-il.

Au-delà de la réussite sportive, réelle, pointe une déception, celle de n’avoir pas su susciter l’enthousiasme de toute l’Alsace. « Cette course, on aurait dû l’appeler Tour de la Haute-Alsace ! »

Quand dans le Haut-Rhin, les villes font la queue pour s’afficher ville-étape, le Bas-Rhin n’a pas cette gourmandise. « Ça fait dix ans qu’on se bat pour une Alsace unie, mais quand on va dans le Bas-Rhin, ça nous coûte de l’argent. »

Là, les collectivités locales se feraient tirer les oreilles à l’heure d’ouvrir les bourses. Ailleurs, les 20.000 euros pour être site d’arrivée, entre 12 et 15.000 pour un départ, seraient plus facilement sortis.

« On est prêt à faire des efforts (et il y en a de faits) , plaide Francis Larger. Mais quand on sait qu’on est aimé. Il faut qu’on ressente un tout petit peu d’amour. » Dites alors « On aime le Tour Alsace » et il viendra à vous.

« Du Bas-Rhin, on a des casquettes et des tee-shirts… Les Strasbourgeois ne savent pas qu’on a une belle course. Pour eux, Mulhouse c’est loin, il faut passer Sélestat… »

Son Tour Alsace, d’ailleurs, visitera et Strasbourg (avec départ de la place Broglie) et Sélestat, plus Bischoffsheim l’habitué, avec clin d’œil à Sainte Odile sur son mont.

« À la Ville de Strasbourg, on nous aime à Sélestat aussi, à Bischoffsheim on nous adore. Alors on vient. » Mais pas ailleurs, malgré les appels du pied. Et une envie répétée de faire un arrêt à Haguenau, là-haut après Strasbourg.

« Il y a un sentiment d’inachevé, on ne nous connaît pas assez alors qu’on n’a jamais failli à notre mission, qui est de montrer que l’Alsace est belle. »

L’épreuve le sera aussi, le croit-on. Et on a innové, avec ces petits tours dans Sausheim, puis, surtout l’étape de montagne l’avant-dernier et non plus le dernier jour.

Du grand spectacle?

Plus de Ballon d’Alsace pour en finir, le dimanche soir, mais une halte au Markstein le samedi, avec escalades du Fouchy, des Bagenelles, du Platzerwasel et du Grand Ballon.

« Je ne voulais plus voir un peloton qui arrive le dernier jour, au sommet du Ballon (d’Alsace) par petits groupes, avec des coureurs qui arrêtent au pied du Ballon d’Alsace. »

Francis Larger veut du grand spectacle, un bon gros paquet de coureurs lâché à toute allure dans les rues d’une ville en liesse. Ce n’est ni Strasbourg, ni Colmar ni même Mulhouse, mais Cernay qui a été choisi pour boucler ainsi la dixième.

 

Étape 1 : Mardi 23 juillet
ÉCOMUSÉE / SAUSHEIM

Le départ fictif
Écomusée d'Alsace / Ungersheim / 17h10

Le départ réel
Au panneau d'entrée de ville / Pulversheim / 17h15

L'arrivée du vainqueur
Devant la Mairie / Sausheim / 19h40

 

 

 Étape 1 > Écomuséee - Sausheim

 

 

 

Étape 2 : Mercredi 24 juillet
MULHOUSE / HUNINGUE

Le départ fictif
Place de la Réunion / Mulhouse / 13h15

Le départ réel
200m après panneau d'entrée de ville / Hochstatt / 13h30

L'arrivée du vainqueur
rue de Belfort / Huningue / 17h15

Étape 2 > Mulhouse - Huningue

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dimanche, 18 novembre 2012 09:19

Cyclo-cross Hofstetter gère à Kappelen

 
Hugo Hofstetter est attendu par son père Walter sur la ligne d’arrivée hier à Kappelen. Photo Darek Szuster

Hugo Hofstetter est attendu par son père Walter sur la ligne d’arrivée hier à Kappelen. Photo Darek Szuster

Encore présent dans les pelotons FSGT pour la dernière fois sous les couleurs du VCS Altkirch, le futur sociétaire de l’AC Bisontine Hugo Hofstetter a soigné son départ hier à Kappelen avec une victoire. Prudent dans son entame, le Sundgauvien a fait le forcing dans la deuxième boucle dans l’ascension du tracé pour reprendre Hervé Ridart. Alban Guillon et Cyrille Fretz sont restés à distance, à juste titre sur un circuit usant où le Schwenimois a craqué à trois tours de l’arrivée. Derrière Hofstetter, le plus fort était Harold Flandre qui n’a eu de cesse de remonter ses adversaires pour buter au pied du podium. L’Hasbehmois a pourtant perdu beaucoup d’énergie avec sa fourche télescopique. « Je me suis décidé au dernier moment, je voulais éliminer avant d’aller au resto ».

Si la victoire était jouée, Fretz et Guillon se sont battus jusqu’à l’ultime ascension, où ce dernier a lâché. « Il faut encore que je travaille encore mes relances », indique le coureur du VC Saint-Marie-aux-Mines en progrès constants depuis ses débuts sur ce même tracé de Kappelen il y a trois ans.

Malgré plusieurs erreurs, le dauphin du VC Soultzia était récompensé par son abnégation. « J’étais à fond, je n’arrivais à trouver mon second souffle ».

Tout le contraire de Hugo Hofstetter, le vainqueur gérant bien les écarts avec ses poursuivants pour ménager sa mécanique. « Ce n’était pas prévu que je vienne alors que je me suis entraîné le matin, je suis venu courir avec mon père qui avait mon deuxième vélo, sourit-il. Au début, j’avais les jambes un peu lourdes puis de bonnes sensations sur la fin ». Le Sundgauvien veut confirmer aujourd’hui (14 h 30) à Village-Neuf.

Sous le soleil d’Austerlitz


Kappelen FSGT

Minimes : 1. Jérôme Heinis (VCSA) 21’51 ; 2. Floriane Barberio (VCW) à 1’33. Cadets : 1. Valentin Candan (VCW) 33’11 ; 2. Hager (VCSL) 40’’; 3. Maillot (VCSA) 2’14 ; 4. Nicolas (VPH) 3’30 ; 5. Pointet (ACT) 3’54 ; 6. Lottmann (VCUS) 4’02 ; 7. Heitz (VCUS) 4’39 ; 8. Schmidt Morgenroth (VCUS) 4’47 ; 9. Lhoest (CBVN) 4’48. Toutes Catégories : 1. Hofstetter (VCSA) 50’24’’; 2. Fretz (VCS) à 19’’; 3. Guillon (VCSMM) 32’’; 4. H. Flandre (SSOLH) 57’’; 5. Ridart (VCUS) 1’13 ; 6. Crave (CCE) 1’24 ; 7. Meiller (ASPTTM) 1’31 ; 8. Pascal Ruhlmann (VCSCP), 1 er vétéran, 2’30 ; 9. Gaering (VCS) 2’49 ; 10. A. Schlienger (VCSA) 3’04 ; 11. J. Ehlinger (VCUS) 3’13 ; 12. Julien Lamour (CBVN), 1 er junior, 4’13 ; 13. C. Mura (ACT) 4’21 ; 14. Jacquot (VCW) 5’11 ; 15. Schlotter (CBVN) 5’13 ; 16. B. Mura (ACT) 5’14 ; 17. Le Metayer (PMT) 5’47 ; 18. Noel (VSE) à 1 tour ; 19. R. Schlienger (VCSA) ; 20. Haber (CRH)

le 18/11/2012 à 05:00 par Gilles Legeard

Publié dans Reportage


Sept ans et trois mois après son septième défilé en jaune sur les Champs-Elysées, Lance Armstrong a été rayé officiellement lundi du palmarès du Tour de France par l'Union cycliste internationale (UCI), désireuse de tourner la page des années de dopage massif au sein du peloton.

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