La Ville de Strasbourg organise le 11 septembre le premier colloque du vélo partagé pour dresser un état des lieux des services proposés en France et à l’étranger et évoquer les nouvelles perspectives pour répondre à la diversité des besoins.

La mode est au partage. La rue, les villégiatures, les espaces de vie, l’automobile, le vélo. Sous l’impulsion de quelques villes pionnières telles que Lyon ou Paris, la pratique du vélo en libre-service connaît un certain essor sous des formes diverses en France, mais aussi à l’étranger. On compte ainsi 350 systèmes de vélo partagé actuellement en Europe. À côté de ses voisins du Bade-Wurtemberg adeptes du vélo mais dépourvus de réseaux en libre-service, Strasbourg qui se targue de se hisser au premier rang des villes cyclables de France, a initié son propre modèle en 2010 (lire ci-dessous).

Le modèle strasbourgeois

Mis sur la sellette il y a peu dans le cadre d’une enquête comparative des systèmes de vélo partagé en Europe, réalisée par les automobiles et touring clubs européens, dont l’Automobile Club (lire notre édition du 12 juillet, en page Strasbourg), le Vélhop s’inscrit dans un paysage particulier : le vélo est déjà très présent dans le « centre élargi » de Strasbourg. La formule répond par conséquent à un objectif précis : offrir un nouveau service à des usagers nouveaux. Encore récent, le dispositif qui compte 3 772 vélos, 19 sites de locations (15 stations et 4 boutiques) et a enregistré 500 000 journées de locations (*) est appelé à évoluer. L’offre existante va s’étoffer avec une dizaine de stations supplémentaires d’ici deux ans et une nouvelle boutique à Schiltigheim à l’automne prochain.

Bénéficiant d’une longueur d’avance sur d’autres villes françaises pour les déplacements « doux » et dirigée par un premier magistrat, Roland Ries, président du GART (groupement des autorités responsables de transport) et ancien président du club des villes et territoires cyclables, la Ville de Strasbourg a décidé d’organiser le 11 septembre le premier colloque sur le vélo en libre-service, en partenariat avec le Centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques, le CETE Lyon, organisme du réseau scientifique et technique (RST) du ministère de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement) et le club des villes et territoires cyclables.

En Belgique ou à New York

Pour la collectivité, cette rencontre est censée faire progresser le « chantier » de la mobilité alternative qui a démarré, en 2011, avec un premier rendez-vous autour du « Code de la rue ». Le colloque qui s’adresse aux élus, ingénieurs, techniciens, associations ou entreprises impliquées dans la politique du vélo, va notamment dresser l’état des lieux des différents services proposés en France ou à l’étranger, en analysant les raisons des succès et des échecs. Il sera question de divers dispositifs mis en place à Dijon ou à Montpellier, du « bikesharing » dans le réseau des villes suisses, d’un nouveau système de vélo partagé financé par la publicité à Namur (Belgique) ou d’un tout nouveau service inauguré en juillet dernier à New York qui constitue le réseau de vélos partagés le plus important d’Amérique du nord.

Quelles innovations ?

Parallèlement à ce panorama en France, en Europe et au-delà, le colloque s’attachera à proposer une boîte à outils pour connaître les options de montage juridique et financier et découvrir les solutions techniques : vélos, bornes ou services complémentaires. Enfin, les spécialistes aborderont le chapitre des innovations qui peuvent renforcer l’attractivité et l’accessibilité de ce mode de déplacement. Les éléments de réponse qui seront apportés, lors de ce rendez-vous, devraient intéresser tous les acteurs de la mobilité urbaine.

(*)de juillet 2011 à juin 2012

Participer : le colloque a lieu le 11 septembre à la Cité de la musique et de la danse à Strasbourg. Pour s’inscrire : www.velo-partage-strasbourg.eu

Publié dans Reportage
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