Lucky

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jeudi, 19 juillet 2012 12:18

Les Crankworx vue par Yannick Granieri

Petit reportage sympathique de Yannick qui nous parle des Crankworx  auquel il a contribué.

 

Perrine Clauzel s’est retrouvée en début de course avec Moschetti . Les deux filles ont même bouclé la start loop ensemble. Mais le duo n’allait pas tarder à éclater. Dans la longue bosse après le départ, Moschetti fait parler la puissance et lâche irrémédiablement Clauzel. Sur la ligne, 2’58’’ sépareront les deux filles. Moschetti confie : «C’est parti vite, Perrine est passée dans les premiers virages mais pas moi. Je l’ai rattrapé dans la bosse. L’écart s’est creusée dans la montée raide. Perrine Clauzel confie : « J’ai essayé de tenir Margot. J’étais peut-être en surchauffe et je l’ai payé ensuite. J’avais l’impression d’être mieux que la semaine dernière mais ce n’était pas suffisant.Margot était au dessus de moi » Si les deux filles jouaient au dessus du lot, la troisième place restait ouverte. Et c’est Laura Charles qui prend le bronze. Après un début de saison délicat, l’élève du Pôle France semble avoir retrouvé son niveau.

 

Julien Absalon, double champion olympique de cross-country, a remporté son dixième titre de champion de France de VTT, samedi  14  juillet aux Gets. Absalon qui tentera de décrocher à Londres un troisième titre olympique consécutif après 2004 et 2008, a devancé Stéphane Templier et Maxime Marotte.


Absalon qui tentera de décrocher à Londres un troisième titre olympique consécutif après 2004 et 2008, a devancé Stéphane Templier et l'Alsacien  Maxime Marotte.


Chez les dames, le titre est revenu pour la troisième année consécutive à Julie Bresset qui fait figure elle-aussi de prétendante au titre olympique lors des jeux Olympiques 2012 (27 juillet-12 août).


 Les classements
 DAMES
 1. Julie Bresset (BH Suntour)                        1 h 23:54.
 2. Lucie Chainel (BH Suntour)                           à 1:43.
 3. Sabrina Enaux (Specialized Solodet Vosges)             4:09.
 4. Pauline Ferrand-Prevot (Rabobank)                      7:53.
 (championne espoirs)
 5. Laura Metzler (BH Suntour)                             9:19.

MESSIEURS

 1. Julien Absalon (Orbea)                            1 h 40:51.
 2. Stéphane Templier (TX Activ Bianchi)                à  0:36.
 3. Maxime Marotte (BH Suntour)                            1:50.
 4. Cédric Marotte (GP Skoda Chamonix)                     2:07.
 5. Alexis Chenevier (Scott Les Saisies)                   4:48.

Le pilote Vosgien du Team Lac Blanc / Solid Bikes/ Batibois a battu en brèche tous les pronostics en remportant le titre.

Il restait une grosse dizaine de pilotes au-dessus de la piste. Peut-être 14 ou 15 quand les nuages qui s’était agglutinés sur les sommets alentour ont commencé à déverser leurs premières gouttes. Puis la pluie s’est encore intensifiée rendant la visibilité difficile et les parties à découvert glissantes. Dans l’aire d’arrivée, alors que la finale s’éternisait (près d’une heure de retard sur le programme initial), Pierre-Charles Georges était tranquille comme Baptiste. Lui, champion de France ?

«Il y en a plein qui méritent plus ce titre que moi»
Il n’y croyait pas une seule seconde. Et pourtant si. Personne n’est parvenu à détrôner le pilote du team Lac Blanc. Qui avait bien de la peine à réaliser qu’il est bien le nouveau champion de France. N’allez pas croire que Pich était étreint par l’émotion, non, il avait une façon bien à lui de commenter ce qui venait de lui arriver : «Je n’ai pas réussi un run plus fou que d’habitude. Si les conditions ont joué un rôle ? Les chronos semblent dire que oui. Moi, je n’ai pas eu l’impression de rouler plus vite que d’habitude. A la limite, je ne trouve pas ça juste : il y en a plein qui méritent plus ce titre que moi».


 

Rémi Thirion : «Je suis content pour lui»
Par exemple son pote Rémi Thirion (Labyrinth), piégé par la pluie (13e au final) et avec lequel il a partagé tous les runs d’entraînement du week-end. «Mitch» pouvait se consoler un peu : «La pluie tombait fort sur le haut de la piste et c’était difficile d’y voir clair. Mais je suis content pour Pich, on roule souvent ensemble».

«Je n’ai pas l’impression de passer un cap»
Habitué autour du top 20-30 en Coupe du Monde, Pierre-Charles Georges se retrouve en pleine lumière presque malgré lui. A 26 ans, ce maillot bleu, blanc, rouge peut-il lui permettre de passer un cap ? «Bof, je ne suis pas sûr... Je n’ai pas l’impression de passer un cap. Je n’ai pas spécialement pris de risques aujourd’hui, j’ai juste laissé filer le vélo». En tout cas, ça a suffi !



Kurtz, un étrange destin
Comme en 2010 à Val d’Isère, quand Romain Paulhan a triomphé, le championnat de France s’est donc soldé par une grosse surprise. C’est même tout le podium qui est inattendu. Cyrille Kurtz prend en effet la 2e place et cette performance est comme un clin d’oeil du destin : «En 2004, aux Mondiaux des Gets, j’étais favori et j’avais chuté. Et là, je décroche mon premier podium en Elites... Je n’étais plus monté justement sur un podium aux championnats de France depuis junior en 2004». A 26 ans, cette médaille d’argent résonne presque comme une renaissance : «Je n’ai pas été épargné par les blessures ces dernières saisons. Alors oui, ça fait plaisir», expliquait celui qui a monté son propre team depuis trois ans et qui porte donc la double casquette de pilote et de team manager.

Thome troisième mais frustré
Patrick Thome (Lapierre) prend la médaille de bronze de ces championnats et c’est une sacrée performance. Car le pilote Lapierre s’est élancé sous une pluie battante et cela ne l’a pas empêché de faire mouche. Enfin, pas autant qu’il ne l’espérait : «Les conditions ont changé pas mal de choses, pas dans le sous-bois où c’est resté très gras, mais dans les prairies... Et comme 70 % du tracé était à découvert... Je suis frustré car j’étais venu pour gagner», confiait le champion de France juniors (2009). Dans quinze jours à la Coupe du monde de Val d’Isère, ils seront beaucoup à vouloir prendre leur revanche.

Juniors : Le nouveau champion de France juniors s’appelle Félix Racaud. Il a devancé Charles Canonne et Benoît Coulanges. Victime d’une crevaison, Loïc Bruni laisse donc échapper son titre.
 

Le top 10 : 1. PC. Georges en 3'15''91; 2. C. Kurtz en 3'17''33; 3. P. Thome en 3'18''08; 4. M. Pascal en 3'18''41; 5. F. Payet en 3'20''63; 6. D. Spagnolo en 3'21''96; 7. A. Giordanengo en 3'22''86; 8. J. Alazard en 3'23''12; 9. G. Ruffin en 3'23''80; 10. F. Racaud (1er junior) en 3'25''67...

Le Musée d'Art Contemporain de Bordeaux à ouvert ses portes à quelques pilotes qui ont eu l'honneur de rider une rampe oeuvre d'art de la rétrospective consacré à Michel Majerus.

 

Exposition 31.05.2012 -> 23.09.2012 Michel Majerus. Le CAPC programme la première rétrospective en France consacrée à Michel Majerus. Seul musée français à avoir dans sa collection une œuvre monumentale de l’artiste luxembourgeois, le CAPC accueillera une sélection conséquente d’installations et de peintures dans sa nef, dont la gigantesque rampe de skateboard if you are dead, so it is. 

 


construction de la rampe de Michel Majerus "If... par CAPC_MUSEE

« Je suis fasciné de faire quelque chose sans être sûr de ce que ça deviendra, quelque chose dont personne d’autre peut dire ce que ça deviendra. Je ne saurai jamais, et personne d’autre le saura, c’est ainsi que je conçois l’art. » Michel Majerus La courte carrière de Michel Majerus coïncide avec deux révolutions majeures, l’une technologique et l’autre politique. En effet l’œuvre de l’artiste prend son plein essor et s’impose sur la scène internationale en 1996, au moment même de la « naissance » d’internet. Elle se termine dans un dramatique accident d’avion en 2002, un an après l’avènement des attentats du 11-Septembre. En six petites années, ces deux révolutions ont transformé en profondeur les dimensions socioculturelles et économiques de notre civilisation et engendré cette nouvelle ère que nous nommons communément la « globalisation ». La mobilité, le polycentrisme, les flux, les nouveaux réseaux, la mixité, l’hybridation en sont les émanations. Rien n'est plus vraiment excentrique ou périphérique, les lieux de pouvoir se sont dématérialisés, les temps sociaux sont désynchronisés. En quelques années, Michel Majerus a pressenti et embrassé ces nouveaux paramètres pour en proposer des paradigmes esthétiques : la peinture comme espace de navigation et de circulation, la surface-écran, la disponibilité infinie des images, la simultanéité et l’hétérogénéité des signes et des formes, la prééminence de la communication dans les échanges. L’œuvre postule une ouverture et une perméabilité qui lui confèrent une dimension authentiquement pop. Sa contemporanéité, elle la doit par ailleurs à ce questionnement permanent de l’artiste à propos du style, conscient de vivre dans un monde entièrement « designé » où toute entité, toute idée, toute manifestation, se réalise au travers des dispositifs de communication balisés, à l’identité visuelle contrôlée. Or Majerus choisit de ne pas choisir (de style). Ce relativisme fondamental et difficile, sujet à des malentendus, il le portera jusqu’au bout, comme en témoignent les œuvres plus sombres et plus inquiètes peintes en 2002, peu de temps avant sa mort accidentelle.

 

 

Lance Armstrong - US Postal

Lance Armstrong du temps de sa splendeur ches US.Postal© AFP - SEBASTIEN BERDA

Le système Armstrong commence à vaciller avec la suspension à vie infligée  à trois de ses proches par l'Agence antidopage américaine (USADA), qui lève le voile sur le système de dopage organisé au sein de l'US Postal au temps de ses victoires sur le Tour de France. Les trois hommes sont les premiers à tomber alors que l'USADA a lancé une procédure disciplinaire contre six individus au total, dont Lance Armstrong

Alors que le septuple vainqueur de la Grande Boucle tentait de  stopper la procédure disciplinaire engagée contre lui via une vaine contre-attaque devant un tribunal fédéral au Texas, l'Usada annonçait la condamnation de trois protagonistes de l'affaire.   Le médecin espagnol de l'équipe US Postal, Luis Garcia del Moral, l'entraîneur espagnol "Pepe" Marti, et le préparateur physique italien Michele Ferrari, un des amis de Lance Armstrong, "ont reçu une suspension à vie dans le cadre d'un système de dopage organisé au niveau de l'équipe US Postal". Concrètement, ils ne pourront plus prendre part à des activités sportives placées sous l'égide du Code mondial antidopage, c'est-à-dire quasiment tout le sport de compétition. 

Les deux autres accusés sont le médecin Pedro Celaya, actuel docteur de RadioSchack, et le directeur sportif Johan Bruyneel, aussi chez RadioSchack, qui a dû renoncer cette année au Tour de France à cause de cette affaire. L'Usada précise que les trois autres, sans les nommer, ont soit obtenu un délai de cinq jours supplémentaires pour répondre aux accusations, soit demandé une audience devant une commission d'arbitrage, qui entendra des témoins sous serment, avant de rendre son verdict.   

Le mythe s'effondre

Le mythe du survivant du cancer devenu héros du cyclisme s'effrite sérieusement, alors que l'USADA détaille ce système de dopage sophistiqué en vogue dans son équipe durant les années où il dominait le peloton. Selon les preuves recueillies, Del Moral, médecin de l'US Postal de 1999 à 2003, aidait les coureurs à se doper aux transfusions sanguines. Ils se faisaient ainsi prélever du sang dans sa clinique du sport à Valence (Espagne). Il les aidait aussi via des injections de préparations salines à manipuler leurs valeurs sanguines afin d'échapper aux contrôles antidopage. Il leur fournissait et administrait aussi de l'EPO, de la testostérone, des corticostéroïdes, de l'hormone de croissance et autres substances dopantes. Marti, qui oeuvra au sein de l'US Postal, puis Discovery Channel et Astana - trois équipes cyclistes par lesquelles est passé Armstrong, assurait la livraison des produits dopants depuis l'Espagne aux différents endroits où les coureurs se trouvaient, soit en stage soit en compétition. Quant à Ferrari, invité souvent sur des stages d'entraînement, il prodiguait ses conseils à plusieurs coureurs, avec comme grande spécialité l'EPO. Le sulfureux préparateur, déjà condamné en 2004 dans son pays à un an de prison avec sursis pour fraude sportive et exercice abusif de la profession de pharmacien, avait aussi lui développé une mélange d'huile d'olive et de testostérone, que les coureurs devaient prendre sous la langue afin de faciliter leur récupération.

Evidemment, Lance Armstrong qui a toujours nié s'être dopé au cours de sa carrière, n'entend pas laisser réduire en miette son palmarès aussi facilement. L'ancien coureur, pour qui Travis Tygart mène une "vendetta" personnelle à son encontre, compte bien obtenir gain de cause devant la justice civile, malgré la première rebuffade qu'il a essuyée lundi. Sans doute, s'il n'avait pas disposé d'autant de moyens financiers, aurait-il déjà subi les foudres de la justice. Pour l'heure, il essaie encore de se sauver de l'étau qui se referme sur lui.

La justice passe un peu tard

Toutefois, l'agence américaine aujourd'hui a beau jeu de mettre tous les moyens pour confondre le Texan alors que durant des années les autorités de son pays ont tout fait pour empêcher toutes les enquêtes approfondies alors que le doute pointait quant à la validité de ses résultats. Armstrong était une caricature du rêve de l'Amérique qui gagne. Et il était devenu un symbole en même temps qu'un champion. En Europe également, lorsque les observateurs osaient apporter quelques critiques sur la façon dont  Armstrong dominait le tour de France, osaient émettre quelques interrogations sur les questions de dopage, ils se faisaient railler et traiter de rabat-joie car le Tour a besoin de héros. La direction même du tour de France ne trouvait pas étonnant qu'un coureur moyen devienne supersonique en quelque années, d'autant qu'il évoluait dans une équipe où le mystère était la règle. Tous ceux qui se sont extasiés ont désormais bonne mine. Tous ces champions se sont révélés des tricheurs. C'est pourquoi sans doute aujourd'hui  encore, il convient de rester circonspect face à certains résultats étonnants. Sous peine de voir un nouveau cas Armstrong dans quelques mos. En attendant, si l'américain est vraiment convaincu de dopage et déchu de ses titres, ce sera un coup dur pour tous ceux qui ont été ses principaux outsiders et qui sans passés à côté d'une reconnaissance plus importante. 

Gilles Coustellier a remporté le titre de champion de France de VTT trial Élites hommes 2012 aux Gets devant Vincent Hermance et Aurélien Fontenoy.

Le championnat de France de BMX  s’est déroulé du 13 au 15 juillet sur la place des Quinconces de Bordeaux.

ELITE 1 HOMMES
1. Joris DAUDET (Stade Bordelais BMX), 2. Damien GODET (Vaux En Velin), 3. Rémy WOCK TAI (DN Cycles Evasion Mours Romans), 4. Vincent PELLUARD (Entente BMX 37), 5. Francky GAGNU (Pays de la Loire BMX), 6. Simon DUCHENE (Besançon), 7. Matthieu DESPEAUX (Stade Bordelais BMX), 8. Moana MOO CAILLE (BMX Club des Pennes Mirabeau)

ELITE DAMES
1. Magalie POTTIER (Paus de la Loire BMX), 2. Eva AILLOUD (BMX Compiègne Clairoix), 3. Audrey LE CORGUILLE (St Brieuc BMX), 4. Manon VALENTINO (St Etienne BMX GT), 5. Camille MEYRAN (Stade Bordelais BMX), 6. Blandine COTTEREAU (Lempdes BMX Auvergne), 7. Camille MAIRE (Team Drôme BMX), 8. Pauline CORLOBE (St Brieuc BMX)

JUNIORS
1. Romain MAHIEU (Pays de la Loire BMX), 2. Léopold TRAMIER (Stade Bordelais BMX), 3. Loris CRET (KOXX Beynost), 4. Axel LE NAGARD (Evreux BMX), 5. Jérémy RENCUREL (Entente BMX Ile de France), 6. Antoine DUMAIN (St Etienne), 7. Rodolphe RIVIERE (Le Tampon), 8. Corentin BOURGEOIS (Damparis Tavaux)

CADETS GARÇONS
1. Romain RACINE (Eragny), 2. Giany LIPOKATICS (Trégueux), 3. Jules GUILLOT (Mours Romans), 4. Corentin DUBOIS (Joué ls tours), 5. Nicolas LABAUNE (Beaune), 6. Tristan TOURNEBIZE (Cournon), 7. Mathieu JACQUIER (Beynost), 8. Evan MARTINS (Lempdes BMX)

CADETS FILLES
1. Mathilde DOUDOUX (BC Cernay), 2. Charlotte DEVOLDER (Gorguillon), 3. Oceane BESNIER (Argentré), 4. Mégane LAJMI (Stade Bordelais BMX), 5. Noémie CHAGROT (Beaune), 6. Camille GIL (Voisins Le Bretonneux), 7. Amélie CORLAY (St Brieuc), 8. Anais CHAUSSE (Saintes)


 


L'Alsacienne Mathilde Doudoux (Bicross Club Cernay) remporte en toute logique son second titre de Championne de France Cadette  BMX sur la piste de la Place des Quinconces à Bordeaux.



L'Alsacien Jérôme Clémentz ( Cannondale) remporte la 13 ème édition de la Mountain Off Hell qui se déroulait dans le cadre des Crankworks Européen aux 2 Alpes.

Incroyable ! Tout le monde avait ce mot à la bouche lorsqu'on est monté prendre le départ sur le glacier des 2 Alpes ce matin à 9h, à 3200 mètres d'altitude. Incroyable ce ciel bleu et cette neige offrant une vue sur les montagnes alentours habillées de nuages blancs accrochant certains sommets. On en aurait presque oublié le froid glacial qu'il faisait au départ en ce 15 juillet : -6°C ! C'est donc dans des conditions parfaites que le départ de cette 13ème édition de la Mountain of Hell, inclue cette année dans le programme des premiers Crankworx Européens, a eu lieu. Les résultats de la veille (voir news ici) déterminant la place des participants sur la ligne de départ. Départ donné, comme d'habitude, façon 24h du Mans, les vélos au sol, et les quelques 600 riders debout, prêts à sauter sur leur monture pour dévaler le glacier des 2 Alpes recouvert d'une neige damée parfaitement, sans zones de glace apparente. Une course physique et technique, que le pilote Cannondale, Jérôme Clementz, a remporté en un peu plus de 32 minutes. Un tracé plus court que celui des années précédentes qui se courait en général en plus de 40 minutes. Il devance en bas du chemin piéton de Venosc le suisse René Wildhaber (Trek) alias "Mégaman" de 12 petites secondes. En troisième position Damien Oton confirme sa bonne forme du moment, après avoir remporté la Maxiavalanche de Cervinia le week-end passé , le pilote Engine-Lab est en train de se faire une place parmis les tops pilotes de DH marathon. Il devance d'une vingtaine de secondes Dan Atherton (GT) qui après avoir remporté la Maxiavanche de Vallnord confirme qu'il a le potentiel pour briller sur ce format de course. A noter également les énormes courses de François Bailly-Maitre (Scott) et Karim Amour (Kona) respectivement 21ème et 22ème. Les deux pilotes ayant crevé hier lors des qualifications sont partis de la...dernière ligne ce matin. Chez les dames c'est l'inévitable Anne-Caroline Chausson (Ibis) qui l'emporte pour sa première participation à la Mountain of Hell, décrochant au passage la 41ème place scratch. Tout simplement hallucinant, chapeau! La championne Olympique de BMX en titre devance la jeune Morgane Such (Massilia Bike) qui revient très bien après une blessure à la main. Le podium est complété par Isabeau Courdurier qui confirme que la relève est là du côté du team Massilia Bike puisqu'elle devance Anka Martin et la tenante du titre Pauline Diefenthaler (Cannondale). Déception pour Hannah Barnes (MTB Cut) seulement 6ème. En tout cas les filles ont prouvé une nouvelle fois qu'elles avaient le niveau en laissant un grand nombre de garçons derrière-elles. Réactions: "Je n'étais pas parti pour gagner, mais plutôt pour me préparer pour la Méga. Finalement, j'ai vu tout le monde partir comme des fous sur le glacier, j'ai donc suivi le groupe de tête en évitant la chute, pour remonter petit à petit jusqu'à rattraper René Wildhaber avec lequel j'ai roulé pendant un bon moment" nous confie un Jey Clementz heureux à l'arrivée. "Je suis super content !" conclut-il. On a également croisé Franck Parolin, plutôt content de faire le 8ème temps : "Je me suis pas mal réservé physiquement au début pour ne pas être K.O. dans la grosse montée et doubler du monde ensuite, notamment les descendeurs Cam Cole et Sam Dale. En fait, je suis même sorti devant Nico Vouilloz après le glacier, il était juste dans ma roue lorsqu'il s'est fait percuté par un autre rider arrivant à pleine vitesse dans sa roue. Il a finit sur le dos et est reparti avec pas mal de retard. Je suis content de finir la course sans m'être crâmé physiquement, je suis frais !" Nico Vouilloz nous confirme qu'il a bien chuté à la sortie du glacier : "Je me suis fait rentré dedans à la sortie du glacier, entrainant ma chute sur le dos. J'ai quand même réussi à remonter à 30 secondes de René Wildhaber et j'ai même doublé Dan. Mais, trop enthousiaste, je me suis fait surprendre peu de temps après dans une épingle sur la piste permanente, je suis passé par dessus le vélo et j'ai cassé mon dérailleur arrière..." C'est au pied du podium qu'on a retrouvé une Anne-Caro Chausson radieuse, contente de sa première participation à la Mountain of Hell :"C'était pas facile de doubler sur le glacier, du coup j'ai suivi la masse et j'ai pu doubler un peu plus loin, dans les rochers, où ça bouchonnait pas mal. Le tracé est magnifique mais technique et physique. Je crois que c'est même plus engagé que celui de la Mégavalanche."