Lucky

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dimanche, 26 novembre 2017 18:17

Tentative de vol chez Culture Vélo à Cernay

Le magasin Culture Vélo de Cernay a été la cible d'une tentative d'effraction par véhicule bélier.
Les cambrioleurs ont employé les gros moyens pour tenter de forcer le rideau de fer. A priori d'après la captation des images de vidéo surveillance il s'agirait d'une bande de malfaiteurs bien organisée qui écouleraient les produits volés dans les pays d'Europe de l'Est.

dimanche, 26 novembre 2017 18:08

Vol de vélo de cyclo- cross à Haguenau

Dans l'après midi du 22 novembre un jeune cycliste de 14 ans s'est fait agresser par un individu alors qu il était en plein entraînement de cyclo cross dans la forêt de haguenau (67), côté chemin des friches pour les locaux. En haut d'une butte, cet individu l'a aspergé avec un produit pour le faire chuter. Il lui a dérobé son vélo et s'est sauvé à bord d'un véhicule Mini Cooper de couleur gris. 
Le licencié n'est pas blessé mais très choqué.
Concernant le vélo il s'agit d'un STEVENS SUPERPRESTIGE taille 50 de couleur blanc, numéro de cadre S16CGHMEF0009, groupe Shimano Ultegra, derailleur 11 vitesses mécanique, pédales Time Atac. Ce vélo avait un support de compteur et un compteur Garmin Edge 510
Une plainte a été déposée.
Si quelqu'un essaie de vous vendre ce vélo, je vous invite à contacter la Police ou la Gendarmerie.

Un événement VTT Mondial se déroulera sur le Massif Vosgien en 2018. Rassurez vous c'est du côté Vosgien à La Bresse les 24/25/26 août que les pilotes VTT XC - DH, les médias et le public venu du monde entier afflueront. Rien de semblable en Alsace notamment dans la Vallée de Saint-Amarin où on se paye le luxe de refuser l'organisation d'une manche Enduro World Series avec des milliers d'Euros de retombés économique sous prétexte qu'on risque de déranger le gibier ....Euh mesdames messieurs les élus à un moment donné faut faire un choix ...relancer l'économie locale autour d'une activité de loisir ou assurer des tableaux de chasse pour quelques friqués.

jeudi, 16 novembre 2017 20:18

Benur : faire du vélo en fauteuil roulant

Pour les personnes en fauteuil roulant, la façon la plus courante pour faire du vélo est d'utiliser des handbikes, ces tricycles où les utilisateurs pédalent avec les bras. Mais ils présentent deux gros obstacles : la personne en mobilité réduite doit se transférer de sa chaise au vélo et puis une fois dessus, elle ne peut rien faire d'autre puisqu'elle n'a plus son fauteuil avec soi. Deux problèmes que tente de résoudre ce tricycle. Benur dispose d'un système de rampe électrique qui s'abaisse et qui permet de monter avec le fauteuil roulant directement dans le vélo et ensuite d'avancer en utilisant le "maindalier", le pédalier pour les mains, le tout avec une assistance électrique bien sûr.

Son concepteur, Joseph Mignozzi, passionné de vélo, a eu un accident de moto qui l'a immobilisé pendant deux ans. Mais pas question pour ce quadragénaire d'arrêter pour autant de rouler. Il a donc bricolé pendant 3 mois dans son garage son premier prototype pour ainsi retrouver un peu d'autonomie et arpenter à nouveau les pistes cyclables de l'hexagone.

Benur sera disponible dans quelques mois et coûtera entre 5 et 8 000 euros. Bien sûr, il est commercialisé auprès des particuliers mais c'est un budget important. La cible c'est donc plutôt les collectivités locales ou les offices de tourisme. Joseph Mignozzi multiplie les contacts en ce moment pour que des villes, des parcs, des sites touristiques proposent des Benurs en location en libre-service comme c'est le cas pour les vélos classiques. Un premier partenariat vient d'ailleurs d'être signé avec la ViaRhôna. Au printemps, des Benurs commenceront à être disponibles sur les tronçons les plus touristiques de l'itinéraire vélo de 800 kilomètres qui longe le Rhône du Lac Léman à la Méditerranée.

 

le voyage de Bénur from MonShareVelo on Vimeo.

 

Le Club Vosgien de Masevaux avait fait paraitre un article à charge contre le VTT dans la presse régionale (DNA du 16 mai 2017, édition de Thann). Les dirigeants de la section de Masevaux  constataient la « dégradation des sentiers et lançait un appel à en assumer les conséquences… »

Les trois représentants de MBF massif des Vosges Jonathan Choulet, David  Keller (référent secteur Vallée de la Doller)  et Jean-Luc Lehmann ( référent secteur Vallée de la Thur)  ont rencontré le 9 octobre 2017 le Président Monsieur Hirth et  l'équipe dirigeante de la section du Club Vosgien de Masevaux ainsi que Monsieur Peter délégué départemental du Club Vosgien à la protection de la nature et du patrimoine.

 

Après un rapide tour de table de salutations, nous présentons l’antenne locale de la Mountain Bikers Fondation. Immédiatement, le délégué départemental du Club Vosgien remet en question notre légitimité. Il réclame nos statuts. Nous expliquons que la MBF est reconnue d’intérêt général et agrée par l’État.

Ce rappel étant fait, nous tentons d’obtenir des explications sur les inquiétudes de la Section du Club Vosgien de Masevaux fort de 330 membres qui assure un formidable travail d’entretien et de balisage des sentiers parcourant cette vallée. Mais le Président ne parvient pas à s’exprimer, coupé sans arrêt par son responsable départemental. Finalement Monsieur Peter qui semble très influent dans la structure fédérative du Club Vosgien nous demande de « reconnaître » avant toutes choses notre « illégalité » sur « ses » sentiers.

Cela vire à l’ultimatum : Les représentants du Club Vosgien menacent de quitter la réunion tout juste commencée si nous ne cédons pas sur ce point de notre droit à circuler sur les sentiers.

 

Sans se désemparer et toujours avec courtoisie, nous effectuons un rappel des textes et codes en vigueur en milieu naturel, ces derniers ne nous classant pas comme véhicule (terme juridique sans définition ni citation précise du « cycle ». Nous ne cédons rien sur ce point. Face à ce désaccord, nous proposons de poursuivre la réunion et d’en venir aux faits, pour comprendre nos amis marcheurs et entrevoir des pistes de travail concrètes.

Mais Monsieur Peter ne l’entend pas ainsi et quitte la salle en nous rappelant qu’au titre de la propriété intellectuelle, nous ne devrions même pas regarder « leur » balisage. Deux autres membres de la section du C.V de Masevaux quittent également la salle sans daigner nous saluer.

La réunion se poursuit dans un climat tendu en présence du Président du C.V de Masevaux et d’un de ses membres. Ces derniers se montrent visiblement plus enclins à dialoguer.Ils nous font part des réelles difficultés à entretenir des sentiers délicats, notamment avec le passage de VTT. Seule une quinzaine de leurs membres s’activent à cette tâche. Pragmatique, nous leur proposons de collaborer à nouveau sur  les journée de  travail  avec les vététistes bénévole à l’instar de ce qui a été fait avec la secion de Masevaux  et d’autres Clubs Vosgiens, 

Si la section de Masevaux persiste à ne pas  reconnaitre  la place légitime du VTT sur massif il sera difficile d'envisager une collaboration malgré notre totale ouverture pour les aider et « assumer les conséquences » de notre pratique, pour reprendre les termes d’un de leurs membres.

Nous retenons le point positif qui est de les avoir rencontrés et nous regrettons le chantage initial de leur représentant dès l’ouverture de la réunion. Deux référents de secteur assurent dès à présent la présence de la MBF sur le secteur Thur Doller : David Keller et Jean-Luc Lehmann

 

Nous continuerons à essayer de travailler avec tous les Clubs Vosgiens, tant pour l’avenir des sentiers que pour la cohabitation entre nos pratiques.

 

 

EN SAVOIR PLUS :

Entretien de sentiers avec le Club Vosgien de Masevaux

MBF rencontre avec le Club Vosgien

Quel statut pour le VTT en forêt ?

 

 

Après avoir annoncé la suppression de la prime à l'achat d'un vélo électrique il y a seulement quelques jours, le gouvernement annonce la mise en place d'un nouveau dispositif pour 2018.

Jeudi 28 septembre 2017, Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes Publics avait annoncé, lors de son passage sur RTL, que l’Etat ne prolongerait pas le bonus de 200 € après le 31 janvier 2018. Cela avait suscité une incompréhension générale tant dans l’industrie du cycle que chez les particuliers et les associations comme la Fubicy.
En effet, pourquoi vouloir supprimer un bonus qui a boosté les ventes de véhicules non polluants alors que l’Etat clame par ailleurs haut et fort ses préoccupations en matière d’écologie, d’environnement et de mobilité douce ? Pourquoi supprimer ce bonus pour l’achat d’un vélo électrique tout en annonçant le maintien des bonus pour les scooters électriques et les voitures électriques ?

UN REVIREMENT DE SITUATION ?

Quelques jours après cette annonce, l’Etat semble donc revenir sur sa position… La ministre des Transports, Elisabeth Borne, a annoncé mardi dernier qu’un nouveau dispositif de soutien à l’achat d’un vélo à assistance électrique devrait être mis en place en 2018.

J’ai bien entendu l’émotion qu’a pu susciter l’annonce de la suppression de l’aide à l’achat d’un vélo à assistance électrique. Dans son état actuel, cette prime ne répondait pas complètement à l’objectif que l’Etat s’était fixé en la matière, même si elle a pu permettre un développement du marché

Emotion ou appel à la raison ? Problème de coordination dans la communication des membres du gouvernement ?
Nous n’avons pas plus de détails sur le dispositif à ce jour et espérons qu’il permettra de conserver la dynamique insufflée par l’actuelle prime.

VÉLO ÉLECTRIQUE = MOINS DE POLLUTION ! QUE FAUT-IL DE PLUS ?

Dans un contexte où l’on s’inquiète de plus en plus sur la qualité de notre air, la Ville de Paris a su démontrer, il y a quelques jours, que les transports dits « doux » étaient la solution de demain.

Le 1er octobre 2017 de 11h à 18h, la Ville de Paris a organisé sa 3ème journée sans voiture. A cette occasion, les Parisiens ont été invités à investir toutes les rues de Paris intra-muros à travers des modes de déplacement respectueux de l’environnement : à pied, à vélo, en rollers, etc. 

Cette journée a une nouvelle fois prouvé l’efficacité de ces modes de déplacement sur la qualité de l’air. En effet, à 13h, soit deux heures après que les voitures aient été bannies de la circulation, le niveau de dioxyde d’azote était en baisse de 25%.
Outre une baisse de la pollution de l’air, on a également pu constater une baisse de la pollution sonore à hauteur de 54% sur les champs Elysées, soit une baisse de 2,7 dB. 

Ainsi, dans les jours qui ont suivi, Anne Hidalgo, la maire de Paris, a annoncé vouloir bannir la voiture essence d’ici 2030, en plus des véhicules diesel dès 2024. Lutte contre le réchauffement climatique et pollution, mais pas que ! 
Notre santé en dépend tous ! Selon une étude de l’agence Santé publique, parue en 2016, le nombre de morts dus aux particules fines s’élève à au moins 48.000 par an, soit 9% de la mortalité nationale ! Toujours selon la même étude, à Paris, 2.500 personnes meurent chaque année de pollution atmosphérique. Ces décès seraient principalement liés à la concentration en particules fines de type “PM2.5” que recrachent notamment les véhicules diesel. Ce sont elles qui peuvent atteindre tous les organes du corps en s’incorporant dans le sang. Il en résulte ainsi des cancers ou des maladies cardio-vasculaires. 


De nombreux arguments sont en faveur du vélo à assistance électrique…
Que faut-il de plus pour que la France devienne cyclable ?

Les auteurs du vol qui c'est déroulé dans la nuit du lundi 1 octobre au mardi 2 octobre  n’ont pas fait les choses à moitié. Ils ont tronçonné le double bardage métallique du hangar qui héberge Univers vélo et Univers moto en plusieurs endroits. Sans succès d’abord, les voleurs ont finit par trouvé un point de passage dans la paroi, à environ quatre mètres du sol. Les voleurs ont emporté une cinquantaine de vélos électriques , VTTAE & VAE haut de gamme, des vélos de course, des casques de moto, des vêtements de motard et une belle collection de chaussures de running de grande marque… « Pas de doute, les cambrioleurs savent lire les étiquettes ! Ils ont emporté ce qu’il y avait de plus cher… La valeur marchande du vol est d’environ 150 000 € », estime le patron.

La gendarmerie alerté par Philippe Donischal a fait une première visite avant de faire appel aux équipes de la brigade criminelle. Philippe Donischal c'est dit surppris et touché par les milliers de messages de soutien qu'il a reçu.

« Il y a eu 50 000 vues, des milliers de messages de soutien, des centaines de partage… Les copains, la famille, des clients et même des confrères [pour ne pas dire des concurrents. Cela m’a vraiment fait plaisir », il a aussi pu compter sur la mobilisation sans faille de ses salariés.

mercredi, 04 octobre 2017 15:17

Poto cyclettes ouvre un atelier à Mulhouse

Après une assez longue période d'airement  l'association "Poto'Cyclettes" ont investit un atelier d'auto-réparation digne de ce nom. Le local est situé11 rue du Puit à Mulhouse. Il est mis à disposition par CARITAS et permettra à l'association de promouvoir une certaine idée de l'autonomie à vélo et du recyclage. Le local permettra  de stocker un certain nombre de pièces reçus en don et d'entreprendre des réparation sur des vélos nécessitant une immobilisation. 

Permanences : tous les mercredi du mois de 17h30 à 19h30

 

 

 
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Olivier Béart signe l'article dans Vojo Mag
Co-fondateur de Vojo Mag, journaliste et photographe professionnel dans le monde du VTT depuis plus de 10 ans, Olivier Béart est passionné de matériel et de technique. Amateur de marathons, d'enduro et de raids multi-sports, il a mis à l'épreuve plus de 200 vélos et près d'un millier d'accessoires... et ce n'est pas fini!
 

Les esprits s’échauffaient depuis quelques jours. Entre Fédération française de moto (FFM) et Fédération française du cycle (FFC), l’avenir du vélo électrique balançait. Contacté en milieu de journée, Éric Jacoté, vice-président de la FCC et responsable de la partie VTT, sortait tout juste d’un entretien téléphonique avec David Lappartient, le nouveau président de l’UCI. Et son verdict est désormais sans appel : « L’UCI nous a donné son feu vert pour intégrer pleinement la gestion du vélo électrique au sein de notre fédération. »

Il y avait urgence à clarifier la situation. Parce que depuis l’annonce en 2015 du désormais ex-président de l’Union cycliste internationale (UCI) Brian Cookson, le vélo à assistance électrique évoluait en zone grise. Dans la bouche de l’Anglais, on avait en effet pu entendre que « la propulsion du vélo […] doit toujours résulter de l’activité humaine et non d’une forme motorisée. Les vélos à assistance électrique peuvent à certains égards être considérés comme des cyclomoteurs, ils devraient tomber sous l’égide de la FIM (Fédération internationale de motocyclisme). »

Parce que, aussi, l’univers produit du vélo à assistance électrique (VAE) est vaste. Entre les VAE limités à 25 km/h, les speedelecs qui peuvent jusqu’à 45 km/h (et tombent sous la législation des cyclomoteurs légers, donc doivent justifier d’une carte grise et emprunter les routes ouvertes à la circulation et les sentiers cadastrés), ceux mus par des gâchettes (non-homologués, donc bannis de l’espace public et réservés aux terrains privés) ou ceux dont le moteur s’actionne par pédalage, il y a de quoi y perdre son cycliste ! Sauf que l’enjeu est d’importance. Car derrière le simple fait de savoir quelle fédération (cycle ou moto) allait gérer le VAE se jouent de lourds impacts industriels et sportifs, liés à l’explosion du marché sur ce secteur.

La tenue du prochain 1er Open de France de VTT-AE, qui se déroulera à Tence (43) le 15 octobre, a cristallisé les tensions, et peut-être précipité les choses. Car ce dernier est en effet organisé par la Fédération française de… motocyclisme (FFM) et y annonce notamment trois spéciales chronométrées « typées “moto” ». Ce qui semblait un peu plus entériner le fait que le VAE allait être pris en charge par la FFM. Laquelle ne cachait d’ailleurs pas son intérêt pour le secteur. « Cette volonté procède d’un réel intérêt technologique et sportif de la part de la Fédération, explique Frédéric Lambert, responsable management au sein de l’entité moto, et parce que 2 roues, un guidon, une selle et une propulsion assistée, c’est dans l’ADN de la FFM, une évidence en quelque sorte. » À la demande de Jacques Bolle, président de la Fédération française de moto et juriste certifié, cet été, cet enduriste moto et vélo, récent adhérent à la Mountain Bikers Foundation, donc a mené un audit sportif, technique, commercial et technologique de l’activité vélo électrique. Une commande inédite, et qui « part d’une démarche sincère », précise Fred Lambert.

Il manque cette structuration nécessaire au développement sportif d’une discipline liée au vélo électrique

« Le point de départ a été mon déplacement au salon du Véhicule Hybride de Val-d’Isère, se souvient ce dernier. J’y ai consulté beaucoup de personnes, dont les 3/trois quarts m’ont fourni des éléments très enrichissants. J’ai rendu un bilan de ces rencontres très positif à ma direction. Cet audit a bien avancé, et après un point d’étape récent, il a confirmé qu’il manque cette structuration nécessaire au développement sportif d’une discipline. Ma direction a donc souhaité aller concrètement plus loin en me demandant d’aider une structure à l’organisation d’un format adapté. Cyril Bayle (Horizon 3000 à Tence 43) s’y est collé, et notre format sera effectivement novateur. Les bilans de cette épreuve (y compris le bilan dégradation) feront partie de l’audit. »

Reste que voir la FFM organiser une épreuve de VTTAE pouvait sembler incongru. C’est ainsi que l’a perçu Fred Glo, boss de Tribe Sort Group et cofondateur des Enduro World Series, qui travaille actuellement sur une insertion du VTTAE dans le cadre des EWS : « Quand j’ai entendu parler de cet Open de France, j’étais incrédule, ça m’a semblé délirant. Le plus grand succès du VTTAE repose sur son large terrain de jeu, identique à celui du VTT classique, et contrairement à celui de la moto tout-terrain. Cet accès aux nombreux sentiers , c’est précieux. Il ne faut surtout pas le perdre, car si le sport vélo électrique passe sous l’égide de la fédé moto, un amalgame sera fait, on risque fortement d’aller vers les mêmes contraintes, les mêmes restrictions que la moto tout-terrain, à savoir devoir se contenter des pistes 4×4 où une Clio passe. Je ne remets pas en cause le travail réalisé par la FFM, qui assure d’ailleurs un boulot dingue, en rachetant des terrains de motocross, par exemple, et en se levant véritablement le cul pour préserver la pratique de la moto. Mais si on cumule les pratiquants moto enduro, trial et cross, ça représente quoi ?  C’est aujourd’hui en tous cas seulement 10 000 motos neuves vendues par an. Une niche, et on risque d’y faire tomber le VTTAE. Ça sera également un signe fort pour tous les détracteurs du VTT, qui pourront s’appuyer sur ce rapprochement fédéral moto/VAE pour limiter la pratique. Et ,sur le fond, le VTTAE de 250W qui va à 25 km/h est bien un velo , pas une moto. Seuls ceux qui ne savent pas de quoi ils parlent font une confusion. Donc à la FFM la moto; et à la FFC le vélo. Cette situation n’aurait jamais dû se présenter. »

Si demain, le VTTAE est géré par la moto, on est morts !

Une alarme que partageait quelques jours plus tôt George Edwards, instigateur des premières épreuves d’ebike voilà six ans et à la tête du championnat des E-Bikes Series : « Si demain, le VTTAE est géré par la moto, on est morts ! Déjà que le simple VTT, qui a pourtant une image de sport nature, pratiqué par des gens sensibles à l’environnement, est parfois borderline auprès des officines de gestion des espaces naturels et des propriétaires pour les demandes d’autorisation de passage lors des épreuves, mais si on rapproche VTTAE et moto, c’est fini. Il est impératif que la fédé de cyclisme fasse une “OPA” sur cette famille cycliste. Parce que ça reste du vélo ! »

Cette vision alarmiste d’une partie du monde du vélo, Frédéric Lambert dit ne pas l’avoir rencontrée durant son audit : « J’échange beaucoup et “le monde du vélo” est plutôt favorable à l’arrivée de la FFM dans les débats. » Un bon œil que l’on pourrait attribuer à l’intense action de préservation de la pratique opérée par la Fédération moto, tandis que dans le vélo, celle-ci émane plutôt de structures associatives, type Mountain Bikers Foundation qui, pour pertinentes qu’elles soient, souffrent de moyens insuffisants. “Qui va gérer la partie sportive du VTTAE ? Aujourd’hui, personne ne le sait, mais nous sommes ouverts aux échanges, pour l’intérêt des pratiques sportives motorisés. Et les réticences devraient être considérées, si elles étaient avérées. »

De son côté, la FFC semble avoir pris pleinement conscience de l’importance du moment. Car depuis ce matin, elle peut officiellement donner une position tranchée : oui, elle souhaite gérer le vélo à assistance électrique. Ce qui l’en empêchait jusqu’ici ? La vision (très issue du milieu de la route) que le VAE soit une forme de « dopage technologique » ; une forme de triche contre laquelle David Lappartient, le nouveau président de l’instance internationale, entend bien lutter. Mais il fait désormais ouvertement la part des choses, laissant ainsi la possibilité à la fédération française de cyclisme de candidater pour la gestion du VAE.

« Nous avons déposé une demande de délégation pour les composantes du sport loisir et santé en vélo à assistance électrique, précise M. Jacoté. La Fédération française de moto l’a fait également de son côté, mais pour l’heure, rien n’est tranché par le Ministère. Nous ne devons pas laisser passer ce train. D’autant que nous avons le soutien des industriels et des associations type Moniteurs cyclistes de France, Mountain Bikers Foundation – que nous allons réunir lors de tables rondes afin de définir le cadre législatif et réglementaire exact de ces compétitions, qui nous permettra peut-être, pourquoi pas ? d’envisager un championnat de France de VTTAE dès 2018 –, mais aussi, désormais, de l’UCI, qui accepte le principe de compétition en VTTAE – pour l’instant, il reste un veto sur la problématique des courses sur route en VAE, car cela reste assimilé à de la tricherie – et va faire un courrier en ce sens, afin de se montrer plus conquérante sur ce dossier. Car dès qu’on pédale pour avancer, on reste dans la définition réglementaire du vélo. »

Une conférence de presse dédiée à ce sujet et organisée par la Mountain Bikers Foundation se tiendra au Roc, le 5 octobre. La FFC a prévu d’y officialiser sa position et de préciser sa vision à cette occasion. Vojo y sera bien entendu présent et suit ce dossier de près.

Enquête réalisée par Elodie Lantelme

mercredi, 27 septembre 2017 07:04

Cours VTT les bases du manual