L'association guebwilleroise Roue Pèt, qui milite pour la promotion de l’usage du vélo au quotidien, ne peut que se réjouir à la suite de l’annonce du plan gouvernemental « Coup de pouce vélo ». « C’est totalement en adéquation avec notre démarche », souligne Géraldine Wiss, l’une des chevilles ouvrières de l’association. Cette dernière a d’ailleurs entamé des démarches afin que l’association puisse s’inscrire dans le cadre de ce plan. Elle annonce ainsi que l’atelier de la rue des Alliés rouvrira ses portes le 28 mai.

« Nous sommes une toute petite structure, alors ça risque d’être un peu de l’improvisation », redoute-t-elle. « Nous ne pourrons pas accueillir plus de deux adhérents à la fois au sein de l’atelier, avec les mesures sanitaires », prévient-elle. Géraldine réfléchit donc déjà à des moyens de faire patienter les adhérents. « Quand la météo le permettra, nous pourrons par exemple proposer des lectures de récits de voyage à vélo, qui se dérouleront en extérieur », dévoile-t-elle.

CONTACTER Géraldine au 06.86.66.19.67 ou Thomas au 06.16.86.68.98 ou par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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Champion de France junior en 2017, Antoine Raugel a trouvé une idée brillante pour à la fois rendre service et continuer à s’entraîner un peu. A l’aide de son vélo de course et d’une vieille carriole, il livre gratuitement les courses pour les habitants de son village de Hohatzenheim.

 

Au lieu de faire les courses pour sa grand-mère en voiture, Antoine Raugel a eu l’idée de les faire en pédalant. Avec son père, ils ont bidouillé et réussi à accrocher à son vélo de course, une vieille carriole, qui servait dans le temps à transporter le lait. Cette initiative n’est pas passée inaperçu à Hohatzenheim, un petit village à 20 kilomètres au nord de Strasbourg. Dans la foulée, plusieurs voisins, notamment des personnes âgées, l’ont sollicité pour être eux aussi livrés.

 

60 à 70 kilomètres par jour

Désormais, Antoine Raugel parcourt donc 60 à 70 kilomètres en moyenne par jour, parfois jusqu’à 100 kilomètres pour effectuer ses livraisons.  Avec une charrette qui peut peser jusqu’à 30 kilos, c’est du sport, même pour un cycliste averti ! Il livre essentiellement des fruits et légumes qu’il cherche chez les producteurs des villages autour de Hohatzenheim, parfois de la viande et en ce moment beaucoup d’asperges, c’est de saison. 

 

Il effectue ce service gratuitement. « Ma contrepartie c’est de faire du sport et de me dépenser au quotidien, se réjouit le cycliste de 21 ans. _Parfois, il y a un peu de "Kindergeld", d’argent de poche. Mais ce qui fait vraiment plaisir, c’est le sourire de ces gens et leurs remerciements. Ils sont contents, car ça leur permet de rester à la maison et d’être protégés contre le virus. Ils sont tous fiers de moi. Je reçois plein de messages sympas ».

Des voisins aux anges

Le champion de France junior livre régulièrement sa voisine Simone : «Je trouve ça juste génial.Ça me soulage, surtout moi qui suis infirmière libérale. Mais aussi papy et mamie juste à côté.On évite les supermarchés. Si Antoine a envie de faire ça, qu’il prend les précautions nécessaires, ça nous va très bien ».

A chaque sortie, Antoine Raugel remplit consciencieusement son attestation. « Je pense qu’il n’y aura pas de souci, glisse l’espoir du cyclisme alsacien. J’ai déjà croisé plusieurs fois des gendarmes. Ils regardent et me sourient. Je pense qu’ils comprennent vraiment ce que je fais et pourquoi je le fais. »

Il espère signer pro

En complément de ces livraisons à vélo, Antoine Raugel fait des séances quotidiennes de home trainer pour entretenir sa condition physique et conserver l’espoir de signer professionnel la saison prochaine dans l’équipe AG2R La Mondiale. Il est actuellement sous contrat avec le Chambéry CF, qui est le centre de formation d’AG2R. 

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L'après confinement va-t-il se traduire par une augmentation des déplacements à vélo et une plus grande floraison des pistes cyclables ? Avec Frédéric Héran, économiste et urbaniste, Stein van Oosteren, porte parole du Collectif Vélo Île-de-France, et Olivier Razemon, journaliste spécialiste des questions de mobilités.

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Alternatiba Strasbourg, Alsace Nature, ASTUS, Le CADR67, le Collectif Réinventons l’avenue des Vosges, Greenpeace, groupe local de Strasbourg, Piétons67, Strasbourg Respire, Vélorution Strasbourg et les ateliers d’auto-réparation vélo A’Cro du Vélo , Bretz’selle , La Schilyclette, Le Stick, ont adressé ce jour à l’Eurométropole de Strasbourg une lettre ouverte détaillant des propositions concrètes d’aménagements cyclables temporaires sur l’agglomération.

Cette lettre ouverte vient compléter un appel du CADR dans le même sens, envoyé au Maire de Strasbourg, à l’EMS ainsi qu’aux candidat·e·s à la mairie de Strasbourg.

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En Île-de-Franc l’usage du vélo pourrait bondir «  de 400 000 à 800 000 » personnes à vélo par jour estime la présidente de la région Valérie Pécresse une hausse comparable à celle enregistrer lors des dernières grèves de la RATP.

Pour préparer à passer le cap elle travaille « avec le RER-vélo », un collectif d’associations qui a imaginé neuf lignes cyclables, jusqu’à Mantes-la-Jolie ou Melun. L’idée est d’« expertiser tout ce qu’on peut faire, très rapidement », explique Valérie Pécresse à l’AFP.

Paris, qui a déjà multiplié les pistes cyclables, compte « favoriser les déplacements domicile-travail » à vélo après le déconfinement, indique à l’AFP l’adjoint à la mairie en charge des transports, Christophe Najdovski.

Cela passera par « des aménagements légers, peu coûteux, rapides à mettre en œuvre, sécurisés et réversibles » sur la chaussée d’habitude réservée aux voitures et aux deux-roues motorisés, poursuit-il.

La métropole de Lyon veut aménager « de nouveaux espaces piétons et de nouvelles pistes cyclables » avec des « modulations possibles en fonction des horaires », dit David Kimelfeld, président de la métropole.

Grenoble, Montpellier ou Rennes prévoient aussi d’accélérer leurs plans vélo.

Concrètement, le centre d’études Cerema suggère de « réduire le nombre de voies motorisées », de quatre à deux par exemple, d’« élargir les aménagements cyclables existants » et de « modifier le plan de circulation ».

L’enjeu ne concerne pas que les centre-villes mais aussi « des voiries plus interurbaines ou périurbaines », souligne Pierre Serne, qui prend l’exemple d’hôpitaux excentrés où des soignants vont travailler à vélo.

Pour la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB), il est primordial d’installer ces pistes cyclables provisoires sur des axes entiers, pas seulement des tronçons isolés, de les accompagner de parkings à vélo provisoires et d’en installer qui suivent le tracé de lignes de métro.

« Il faut vraiment sécuriser les infrastructures » pour que les cyclistes se sentent en sécurité, insiste Olivier Schneider, président de la FUB.

Le simples marquages au sol ne suffira pas , il faudra utiliser du matériel de chantier, des plots en béton, des gros blocs de plastique comme le préconise le CEREMA.

 

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Des chercheurs, notamment en Italie, ont  trouvé une corrélation entre le niveau de pollution et la vitesse de propagation du coronavirus.
Les particules fines et ultra-fines émises dans l'air par l'exploitation des ressources (gaz,pétrole,charbon, bois,culture intensive)  permettent au virus de se déplacer sur de plus grandes distances , et de contaminer potentiellement plus de gens.


Laisser la circulation reprendre comme avant, sans restriction d'usage ni mise en place de solutions alternatives (comme l'aménagement de davantage de pistes cyclables), reviendrai  à faciliter la diffusion du coronavirus.

Au courant du mois de mars un premier épisode de pollution printanier a été constaté en plusieurs points du territoire, notamment en Ile-de-France et dans le Grand-Est, les deux régions les plus touchées par la propagation de l’épidémie de Covid-19. Car, si les mesures de confinement ont permis de réduire la pollution liée au trafic routier avec une chute spectaculaire des émissions d’oxydes d’azote, elles n’ont pas eu d’effet sur les niveaux de particules fines, les plus dangereuses pour la santé, car elles pénètrent profondément dans les voies respiratoires. Ces niveaux ont même augmenté au cours de la semaine à la faveur des conditions météorologiques (ensoleillement et absence de vent) pour dépasser, samedi 28 mars, les limites légales, dans l’agglomération parisienne, le Bas-Rhin ou le Haut-Rhin.

Outre le chauffage résidentiel au bois, cet épisode de pollution se caractérise par « une part importante de particules secondaires formées à partir d’ammoniac et d’oxydes d’azote, l’ammoniac étant issu majoritairement des épandages de fertilisants », rappelle Atmo Grand-Est, l’organisme chargé de la surveillance de la pollution de l’air dans la région. Le processus chimique est bien connu : lors des épandages agricoles, le gaz ammoniac (NH3), en passant dans l’atmosphère, réagit avec les oxydes d’azote (NOx) – issus du trafic routier ou de l’activité industrielle – pour former des particules de nitrate d’ammonium et de sulfate d’ammonium. Ces particules peuvent voyager sur plusieurs kilomètres, d’où les pics de pollution constatés dans des grandes agglomérations, comme Paris, Strasbourg ou Mulhouse.

 

Les zones touchées par ces pics sont aussi celles qui paient le plus lourd tribut au coronavirus. Dans une note diffusée vendredi 27 mars, Atmo France, qui regroupe l’ensemble des organismes de surveillance de la qualité de l’air, conclut qu’« une exposition chronique à la pollution de l’air est un facteur aggravant des impacts sanitaires lors de la contagion par le Covid-19 ».

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Les élus écologistes de l'agglomération ont demandé à Bordeaux Métropole de profiter du déconfinement progressif pour faire plus de place aux cyclistes. Le maire de Bordeaux Nicolas Florian leur répond que ce n'est pas la priorité du moment.
"Face à la pandémie, changeons de voie." C'est le titre du communiqué publié ce jeudi par le groupe Europe Ecologie Les Verts de Bordeaux-Métropole.

Les élus réclament la mise en place, au moins temporaire, d'aménagements de l'espace urbain pour permettre aux citoyens de préférer le vélo à la voiture ou aux transports en commun. Et de citer les boulevards et les grands cours qui structurent le centre de Bordeaux où on pourrait "sanctuariser des espaces pour les cyclistes."

"Il faut éviter que les transports en commun soient bondés, explique le maire de Bègles Clément Rossignol-Puech, et que la distanciation sociale soit impossible c’est à dire que les gens soient serrés les uns contre les autres en période de pointe. Comme ils ne vont pas vouloir avec raison, ils risquent de reprendre tous leur voiture et on va arriver dans une situation paradoxale où on va avoir plus de voitures, plus de bouchons et plus de pollution qu’avant la crise du coronavirus alors que tout le monde s’accorde à dire qu’il faut travailler au monde d’après, c’est à dire un monde qui trouve des solutions aux problématiques."

Une réflexion déjà menée à Paris ou Montpellier mais qui ne semble pas être, dans l'immédiat, celle du maire de Bordeaux.

Je pense qu’il faudrait qu’il prenne son téléphone, qu’il appelle des maires de grandes villes qui ont pris cette décision et je pense qu’il changerait d’avis — Clément Rossignol - Puech

"C’est un peu le choc de l’idéal et de la triste réalité des choses, constate Nicolas Florian. Moi je ne crois pas que dans les premières semaines qui suivront le déconfinement, on ait intérêt à ralentir ce que pourra être une reprise d’activité. On a tous intégré dans nos politiques publiques des dispositions pour augmenter les déplacements doux. On est sur du moyen et du long terme. Je pense qu’il y aura le lendemain du confinement qui va d’abord mobiliser toute notre énergie. La priorité des priorités après le 11 mai, c’est la remise en service de tous nos services publics. Qu’on intègre par anticipation des aménagements futurs,  on commence déjà à y travailler théoriquement. Mais de là à le faire matériellement et physiquement, ça risque d’être compliqué."

Un argumentaire qui ne semble pas satisfaire les Verts de la métropole. "Moi en tant que maire de Bègles, poursuit Clément Rossignol - Puech, je vais écrire au président de la Métropole (ndlr : Patrick Bobet) en lui suggérant des voies sur ma commune. Je regrette la décision du maire de Bordeaux. Je pense qu’il faudrait qu’il prenne son téléphone, qu’il appelle des maires de grandes villes qui ont pris cette décision et je pense qu’il changerait d’avis."

 

 

Sur le même sujet : Le vélo « pas la priorité » de Bordeaux Métropole pour le déconfinement 
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Vous êtes nombreuses et nombreux vous interroger sur ce qui est autorisé et ce qui est interdit en période de confinement. Après une période de flou, le ministère de l'Intérieur a publié le visuel ci-dessous. La réalité du terrain n'étant pas forcément conforme, remontez-nous vos témoignages!
 
Pour rappel, la FUB n'incite pas à une pratique massive du vélo et appelle chacun et chacune à rester chez soi tant que possible. Toutefois, pour les déplacements absolument nécessaires (courses, trajet domicile-travail, etc.), il est officiellement autorisé par le Ministère de l'Intérieur et recommandé par la FUB d'utiliser le vélo comme moyen de déplacement. Vous pouvez également visionner la vidéo récente de la Ministre Elisabeth Borne à ce sujet.
 
Recensement de verbalisations arbitraires de cyclistes depuis le début du confinement.

 

Suite au flou initial et surtout face à des remontées de verbalisations arbitraires depuis le début de la période de confinement, la FUB souhaite récolter des témoignages de cyclistes verbalisés ou réprimandés, afin mieux mesurer l'ampleur du phénomène. Comptez sur nous pour agir en conséquence. Retrouvez le résumé de notre position sur twitter.

 

Si vous avez été verbalisé vous pouvez répondre au questionnaire (disponible ici), sinon nous vous invitons à le relayer largement, surtout si vous avez connaissance de telles verbalisations dans votre entourage.

 

Afin de nous permettre d'agir efficacement, nous vous demandons de répondre rapidement, idéalement avant le dimanche 29 mars, à 20h.
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