Le recours : La Fédération Française des Usagers de la Bicyclette a demandé au juge des référés du Conseil d'État d'ordonner au Gouvernement d’indiquer expressément que le vélo pouvait être utilisé durant le confinement, de rouvrir les pistes cyclables fermées et d'enjoindre au ministère public de cesser de poursuivre les verbalisations ayant pour motif l'usage du vélo.

La décision du Conseil d’État : Le juge des référés a ordonné au Gouvernement d’indiquer publiquement et largement que le vélo peut être utilisé pour les déplacements autorisés durant le confinement.

Il a relevé que si le Gouvernement avait bien interprété le décret du 23 mars 2020 comme réglementant uniquement les motifs (achats de première nécessité, accès aux soins, activité physique individuelle…) et non les moyens de déplacements, plusieurs autorités publiques avaient néanmoins indiqué par différents moyens de communication que l’usage du vélo était interdit.

Le juge des référés a estimé que l’utilisation du vélo relève de la liberté d’aller et venir et du droit de chacun au respect de sa liberté personnelle, et que l'absence de clarté des positions du Gouvernement y portait une atteinte grave et manifestement illégale.

Le juge des référés du Conseil d'Etat a en revanche jugé qu’il n’avait pas le pouvoir de satisfaire les autres demandes de la Fédération. S'agissant en particulier de la demande d’ interrompre les poursuites engagées contre les cyclistes, le juge des référés a rappelé qu'il n’était pas habilité à ordonner des mesures à l’autorité judiciaire.

> Lire l'ordonnance de jugement

> Retrouvez l'ensemble des ordonnances liées au COVID-19

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L'aménagement cyclable temporaire peut être un levier pour aider aux déplacements sécurisés post-confinement. Les obstacles et leviers ont été abordés lors d'un webinaire organisé par le CEREMA. Retour sur les pistes discutées.

 

« Le vélo est un mode de déplacement qui permet de maintenir une distanciation sociale », a souligné Pierre Serne, président du Club des villes et territoires cyclables lors d'un webinaire organisé par le centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema).

La question des déplacements après la période de confinement se pose. Outre l'appréhension des usagers de réinvestir des espaces partagés, les transports en commun ne pourront pas absorber les mêmes flux avec les nouvelles contraintes d'espace nécessaire entre les passagers.

« Certains opérateurs comme la SNCF ont indiqué qu'en appliquant rigoureusement la distanciation dans leur train, ils ne pourraient transporter que 20 % des passagers habituels, a précisé Mathieu Chassignet, ingénieur mobilité à la direction régionale Hauts-de-France de l'Agence de la transition écologique (Ademe), interrogé par Actu-environnement. Tout dépend du niveau de rigueur appliqué, mais nous pouvons considérer qu'il y aura une réduction par deux des capacités de transport ».

Cette période de l'après confinement imposera donc de revoir les habitudes de déplacement mais également d'offrir de nouvelles possibilités de transport, notamment avec le développement de pistes cyclables temporaires. « Il y a un enjeu à préparer l'espace public pour que les usagers puissent faire un choix, dont la circulation à vélo, de manière confortable » a indiqué Thomas Jouannot, directeur de projets modes actifs du Cerema.

Un coup de pouce de l'État pourrait venir accentuer le report sur le vélo. À la demande du ministère de la Transition écologique, le Club des villes et territoires cyclables coordonne une campagne de recueil des initiatives des collectivités sur la question. L'idée est également d'identifier les freins pour les lever au plus vite. « Une quarantaine de collectivités ont déjà fait remonter des propositions, des évaluations et des cartes de ce qu'elles prévoient, a détaillé Pierre Serne. Des solutions seront proposées début mai dans le cadre d'un document guide, en forme de mode d'emploi de bonnes pratiques, pour que les collectivités, qui mettent en place des aménagements cyclables temporaires, puissent le faire de manière coordonnée ».

Proposer des itinéraires cyclables continus

Pour sélectionner les grands axes à sécuriser, les collectivités pourraient s'appuyer sur leur schéma vélo, selon Mathieu Chassignet. « Le réseau théorique pour les vélos existe. Les collectivités peuvent utiliser l'itinéraire de pistes cyclables qu'elles ont prévu de mettre en place à un horizon de cinq à dix ans, estime-t-il. Autant utiliser ce contexte comme un accélérateur de réseau pour le vélo : une étape intermédiaire avant de les pérenniser ».

Les associations de réseaux cyclables peuvent également constituer un point d'appui. Ainsi, la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB) propose, par exemple, une carte de visualisation de ces zones à aménager en priorité et des points noirs, par commune.

D'un point de vue administratif, l'ensemble des outils nécessaires semble déjà être disponible. « Dans la majorité des cas, sauf dans certaines situations comme à proximité des tramways ou pour celles nécessitant l'accord des architectes des bâtiments de France, cela relève du pouvoir de police de prise d'arrêté du gestionnaire. Il faudra un avis parfois conforme, ou parfois consultatif. Mais il n'y a pas d'obstacle majeur », a assuré Thomas Jouannot. Les procédures longues, nécessaires lors d'aménagements à proximité de tram ou impliquant l'avis des architectes des bâtiments de France, pourraient être exceptionnellement raccourcies. « Nous ne pouvons pas attendre les délais d'instruction classiques, a pointé Pierre Serne. Je ferai remonter ce point »

Autre difficulté qui pourrait être en discussion : les règles de gouvernance. « À l'échelle d'une métropole, toutes les collectivités doivent travailler ensemble pour réaliser un axe continu et sécurisé ; c'est la difficulté », a noté Agnès Laszczyk, vice-présidente de la FUB. Une des questions posées sera donc : en cas d'opposition entre les collectivités, maires et préfets, comment débloquer rapidement la situation ?

Des vélos et des réflexes de cyclistes à développer

« Outre un bon aménagement temporaire, il faudra également permettre un accès aux vélos, éventuellement avec de nouvelles aides à l'achat, à la réparation, ou à la location. Nous réfléchissons à des pistes ; pour l'instant rien n'est acté » a indiqué Pierre Serne. J'ai eu l'assurance de l'État qu'il y aurait des aides mises en place pour accompagner les collectivités. Cela pourrait passer par les certificats d'économie d'énergie et le fonds national vélo ».

Autre point à ne pas négliger : une sensibilisation des nouveaux cyclistes aux règles et comportements à adopter, mais également un accès à des parkings pour vélos. « En plus de la communication, il faudrait mettre en place des contrôles et des sanctions pour que les stationnements sauvages de véhicules ne pénalisent pas les aménagements cyclables provisoires », a complété Élodie Trauchessec, animatrice mobilité à l'Ademe. Il n'y a pas toujours de la place pour un partage de voie. Il faut donc réduire la vitesse pour faire cohabiter les usages ». Et parmi ces derniers, le piéton doit figurer comme un acteur à part entière. « Pour que le commerce local reparte, il ne faut pas oublier les piétons, a souligné l'animatrice mobilité de l'Ademe. Notamment dégager de l'espace sur les stationnements des voitures pour permettre de maintenir un espace de protection entre les personnes ».

Des collectivités remises en selle

 
L'avantage de l'aménagement provisoire, c'est que nous pouvons le modifier si cela ne convient pas  
Pierre Serne, président du Club des villes et territoires cyclables.
 
« La vraie question est : sommes-nous prêts à pénaliser un peu la voiture pour faire de la place au piéton ou au vélo ? interroge Mathieu Chassignet de l'Ademe. Certains maires ont commencé par refuser ces aménagements temporaires puis ont revu leurs positions comme Bordeaux, Toulouse et Angers. C'est encourageant. Il y a une vraie demande et dans le contexte électoral, les maires suivent ».

 

Cette mobilisation peut également conforter et accélérer des projets en cours, comme celui du collectif Vélo Île-de-France, le RER V (RER vélo). Ce projet de réseau de voies cyclables continues pourrait compter, à terme, près de 650 km de pistes, dont un certain nombre suit les lignes du RER francilien. « Nous avons retenu, pour la création du réseau, des pistes cyclables unidirectionnelles ou bidirectionnelles, les voies vertes existantes et des vélorues », explique Rivo Vasta, chargé de mission du Collectif Vélo Île-de-France.

Le projet a le soutien de la Région Île-de-France et du département du Val-de-Marne. Sur un coût des travaux estimés à 500 M€, la Région s'est engagée à en financer 60 % et est prête à mobiliser jusqu'à 300 M€. Son objectif aujourd'hui : « la réalisation de plusieurs lignes provisoires très rapidement, par des aménagements souples et légers, permettant de préfigurer le réseau définitif », a-t-elle assuré. L'aide régionale passera ainsi de 50 % à 60 % pour les itinéraires du RER V, avec un plafond de subvention relevé à 600 000 € par kilomètre (contre 275 000 € actuellement), et à 6 M€ (contre 2 M€ actuellement) pour les projets de passerelles, ouvrages d'arts et traitements de points durs.

« Il y a une réflexion qui va être menée à l'échelle de l'Îe-de-France sur comment se déplacer après le 11 mai », a précisé Charlotte Guth, cheffe de la mission aménagements cyclables de Paris. Dans la capitale, l'expérience de la grève des transports en commun a déjà préfiguré les mouvements de report sur les autres modes dont le vélo. « Notre objectif est de créer de nouvelles pistes qui respectent la distanciation sociale, a indiqué Charlotte Guthnous. Nous avons regardé les lignes les plus empruntées ou potentiellement saturées et nous avons sélectionné les lignes 1, 4 et 13 ». La ville n'a pas encore finalisé son projet et poursuit les concertations avec ses partenaires. « Nous privilégions les pistes unidirectionnelles, nous garderons les bandes de stationnement existantes qui permettent souvent les livraisons ; nous les décalerons dans certains cas, a ébauché la cheffe de la mission aménagements cyclables de Paris. Il a également été proposé des déplacements des zones de livraison et la modification des sens de circulation plus que la fermeture des rues pour maintenir l'accessibilité aux marchandises ».

Une classification par niveau de difficulté du projet

Certaines collectivités comme Grenoble Alpes Métropole ont choisi de passer par une classification des niveaux de difficultés pour la réalisation des aménagements. Dans les niveaux les plus complexes figurent des opérations qui impliquent une maîtrise d'ouvrage pluridisciplinaire, comme la réalisation de plan de circulation, des modifications de plans de feux, ou des aménagements à proximité de lignes de tramway. « Nous nous penchons sur la nécessité d'avoir une étude globale, type plan de circulation, pour évaluer les impacts cumulés des différents aménagements, même en période de faible trafic, a complété Simon Labouret, chargé de mission vélo de Grenoble Alpes Métropole. Cela va nous permettre une logique d'évaluation et d'adaptation ». La métropole souhaite également instaurer un observatoire en continu des aménagements pour vérifier que les options prises sont les bonnes.

Un aménagement qui autorise des ajustements

« L'avantage de l'aménagement provisoire, c'est que nous pouvons le modifier si cela ne convient pas », a rappelé Pierre Serne, président du Club des villes et territoires cyclables. Certaines villes ont effectivement misé sur la souplesse et se sont rapidement attelées à la réalisation d'aménagements cyclables temporaires, quitte à les modifier ensuite.

Montreuil compte, quant à elle, déployer près de 8 km de pistes cyclables temporaires sur des axes structurants. « Nous nous appuyions sur notre plan vélo 2018-2022. Dans de nombreux cas nous préfigurons des pistes qui seront définitives », a expliqué Medy Sejai, directeur des espaces publics et mobilité de la ville de Montreuil. Nous avons également choisi des axes en prenant en compte la présence d'hôpitaux sur notre territoire et autour. En principe les pistes vont permettre aux bassins d'emploi d'être desservis ».

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Vous êtes nombreuses et nombreux vous interroger sur ce qui est autorisé et ce qui est interdit en période de confinement. Après une période de flou, le ministère de l'Intérieur a publié le visuel ci-dessous. La réalité du terrain n'étant pas forcément conforme, remontez-nous vos témoignages!
 
Pour rappel, la FUB n'incite pas à une pratique massive du vélo et appelle chacun et chacune à rester chez soi tant que possible. Toutefois, pour les déplacements absolument nécessaires (courses, trajet domicile-travail, etc.), il est officiellement autorisé par le Ministère de l'Intérieur et recommandé par la FUB d'utiliser le vélo comme moyen de déplacement. Vous pouvez également visionner la vidéo récente de la Ministre Elisabeth Borne à ce sujet.
 
Recensement de verbalisations arbitraires de cyclistes depuis le début du confinement.

 

Suite au flou initial et surtout face à des remontées de verbalisations arbitraires depuis le début de la période de confinement, la FUB souhaite récolter des témoignages de cyclistes verbalisés ou réprimandés, afin mieux mesurer l'ampleur du phénomène. Comptez sur nous pour agir en conséquence. Retrouvez le résumé de notre position sur twitter.

 

Si vous avez été verbalisé vous pouvez répondre au questionnaire (disponible ici), sinon nous vous invitons à le relayer largement, surtout si vous avez connaissance de telles verbalisations dans votre entourage.

 

Afin de nous permettre d'agir efficacement, nous vous demandons de répondre rapidement, idéalement avant le dimanche 29 mars, à 20h.
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Premier plan vélo financé de l'histoire,  l'état Francais s'engage à budgetiser à hauteur de  50 millions d'Euros par ans sur une une durée de 7 ans le plan vélo pour d'honorer l'engagement de la France pour limiter les émanation de CO2. Objectif faire passé les déplacements domicile travail - école effectué à vélo du chiffre  actuel de moins de  3% selon les études à  environ 9% en  2027 ...soit un triplement des déplacements à vélo.

 

Olivier Schneider Président de la FUB (Fédération des Usagers de la Bicyclette) qui globalement admet que globalement c'est une mesure qui va dans le bon sens rappel cependant que les collectivités devront aussi apporter leur soutient en s'engageant au minima à hauteur équivalente. Car l'argent risque de ne pas suffir si on doit financer les infrastructures  urbaine et périurbaine  à finir ou manquante. 

Olivier Scneider au journal de 13.00 sur France Inter : "Il faudra veiller à ce que l'argent soit bien utilisé, je veut bien voir que le verre est à moitier plein mais parmis les mesure on parle également de la formation en milieu scolaire  de 900 000 jeunes ...  "....un est vrai défit !

Des mesures pour favoriser la pratique du vélo chez les Français, derniers de peloton comparés à nos voisins européens. C’est la philosophie du nouveau plan vélo, dévoilé ce vendredi par le Premier ministre Edouard Philippe, la ministre des Transports Elisabeth Borne et le ministre de la Transition écologique François de Rugy. En tout 25 mesures sont prévues, dont voici les cinq principales.

 

Aujourd’hui, moins de 3 % des trajets domicile-travail se font à vélo et 58 % des personnes vivant à moins d’un kilomètre de leur travail s’y rendent en voiture, selon l’Insee. Le gouvernement veut créer un système plus simple que l’indemnité kilométrique facultative créée en 2016. Il va créer une indemnité vélo prise en charge par l’entreprise, sur le modèle de l’indemnité transports en commun.

« On n’est pas dans une logique d’obligation », explique Edouard Philippe dans une interview au Courrier de l’Ouest ?. Ce forfait, facultatif, pourra aller jusqu’à 400 euros par an. L’État de son côté, « en tant qu’employeur, va mettre en place (un) forfait de 200 euros pour l’ensemble de ses agents et ce, à partir de 2020 ».

 

Pour favoriser l’essor de la petite reine, le gouvernement va créer un fond de 350 millions d’euros sur sept ans pour cofinancer des infrastructures avec des collectivités, soit 50 millions par an. Un budget toutefois bien en deçà des 200 millions annuels qu’espéraient les associations de cyclistes. Ce budget servira à financer des ponts ou des tunnels au niveau d’échangeurs autoroutiers ou de rocades pour assurer la continuité des pistes cyclables.

Le plan prévoit également la systématisation en ville des sas vélos, ces espaces réservés aux bicyclettes entre les feux tricolores et une ligne où doivent s’arrêter les voitures. Le double sens cyclable, déjà obligatoire dans les zones à 30 km/h, sera étendu à toutes les rues à 50 km/h en agglomération, sauf en cas de danger avéré. 

Pour lutter contre le vol, chaque vélo, neuf ou d’occasion, sera doté d’un numéro d’immatriculation. Les modalités et le calendrier pour mettre en place cette obligation n’ont pas encore été précisés par le gouvernement.

Pour inculquer la culture vélo aux enfants, chaque élève entrant en 6e devra savoir rouler à vélo en autonomie, prévoit le gouvernement. Des programmes dédiés seront prévus en primaire autour de sa pratique et du code de la route.


 

La France en est à son troisième plan vélo en six ans. Les précédents, en 2012 et 2014, « comprenaient de bonnes idées mais pas d’éléments concrets de mise en œuvre et surtout pas de financement », explique Pierre Serne, président du club des villes et territoires cyclables.

 

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Acteurs publics, pri­vés, élus, techniciens, usagers, acteurs de l’aménagement, de la mobilité et du tourisme sont invités à ce grand rendez-vous de la planète vélo française. Les débats, ateliers, échanges et retours d'expériences du jeudi 11 octobre 2018 seront consacrés au thème « Le vélo, trait d’union - Populations, territoires et usages » au centre de congrès Le Manège à Chambéry. Vendredi 12 octobre 2018, la Savoie vous proposera trois visites techniques à vélo de 20 à 30 kilomètres entre Chambéry et Aix-les-Bains.

Découvrir le programme des 22es Rencontres Vélo & Territoires et s'inscrire : www.velo-territoires.org

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17187177384_2bf3b2b0c8_oL'ECF (European Cyclists' Federation) vient de publier son baromètre 2015 de la pratique du cyclisme dans l'Union Européenne.

Sans surprise, les pays d'Europe du Nord trustent les premières places. Il y a encore du boulot pour la France.

Le Danemark, champion européen du cyclisme, la France à la traîne.

17810110965_ce015cd976_oOn avait beau savoir que l'Europe du Nord était leparadis du vélo, voici une étude qui le confirme de manière éclatante.

Le baromètre de la Fédération Européenne des Cyclistes vient en effet de rendre son verdict pour l'année 2015, et le podium est sans appel, avec leDanemark en première position suivi des Pays-Baset de la Suède.

Pour compléter le tableau, la Finlande arrive en quatrième position, l'Allemagne est cinquième et la Belgique sixième.

L'Europe du Nord en tête de peloton

17623892029_949eec664e_oLes 28 pays de l'Union Européenne ont été évalué selon cinq critères :

  1. La sécurité des routes
  2. La pratique du vélo au quotidien
  3. La promotion du cyclisme
  4. La taille du marché consacré aux vélos
  5. Le tourisme cycliste.

Le classement général est le résultat de l'addition des places attribués pour chacun d'entre eux.

Ainsi si l'on regarde dans le détail, les Pays-Bas sont encore loin devant, en ce qui concerne la pratique du vélo au quotidien.

Pour plus de 35% de la population néerlandaise, le vélo est en effet le mode de transport le plus utilisé au cours d'une journée type.

17810111035_e26d286bfc_oAvec un peu moins de 25%, le Danemark arrive deuxième et fait surtout la différence dans la promotion du cyclisme, puisqu'il est le pays qui possède le plus d'associations affiliées à l'ECF par rapport au nombre d'habitants.

Le Luxembourg et Malte arrivent, eux, en tête du palmarès des routes les plus sures tandis que la Finlande est le pays ou se pratique le plus le tourisme cycliste.

Le cycle se lève à l'est

Autre tendance notable, le baromètre confirme l'émergence de certains pays de l'Europe de l'Est puisque la Slovénie et la Hongrie pointent respectivement aux septième et huitième rang du classement général.

La Slovénie faisant un bond de 5 places par rapport au classement 2013 et arrivant même en tête en ce qui concerne l'état du marché, avec un ratio de près de 120 ventes de vélo neufs pour 1000 habitants en 2015.

Et la France dans tout ça ?

cycle-path-228126_1920Toujours à la traîne sans surprise.

Avec la 12ème place de ce classement, nous reculons même de deux rangs par rapport à 2013, mais restons tout de même devant nos confrères latins que sont l'Italie (17ème) et l'Espagne (18ème).

Maigre lot de consolation. Notre meilleur classement est lié au tourisme, alors qu'en terme de pratique du vélo au quotidien, c'est carrément la catastrophe avec une piteuse 20ème place.

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En lançant sur les routes du monde une trentaine de vélos solaires, The Sun Trip souhaite porter un message très concret sur l’eco-mobilité et ainsi participer à la mutation énergétique qui anime nos sociétés.

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Avec The Sun Trip, il est offert à chaque participant de parler à sa manière de cette question environnementale. Par la performance technique de leur vélo électrique solaire ou par leur propension à faciliter les rencontres et l’échange avec l’autre, chacun pourra s’exprimer librement.

L’expérience du premier Sun Trip en 2013 a démontré que le vélo solaire permet d’aller vite (200 km par jour pour les plus rapides) tout en permettant à un public éloigné du sport et de l’esprit de compétition de goûter aux joies de l’aventure à vélo.

 

 

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Strasbourg est l'une des capitales européennes du vélo mais pas du vélo électrique. Les prix élevés et l'absence de relief incitent les Strasbourgeois à avancer à la force des mollets

Philippe Dezempte

 
vélo électrique

 

Les vélos à assistance électrique (VAE) qui roulent depuis des années déjà en Chine ne représentent qu'un marché très confidentiel à Strasbourg. Il y a plusieurs raison à cela et d'abord le prix. Comptez entre 700 et 3500 euros en fonction des marques et surtout de la puissance des moteurs. Et même s'il l'on souhaite monter un kit électrique sur son vélo classique, il en coûte près de 1000 euros. Résultat : le VAE représente moins de 4% des acheteurs dans une grande enseigne spécialisée à Strasbourg qui se targue pourtant de proposer le meilleur rapport qualité prix du marché.
 
 
Le vélo à assistance électrique souffre aussi d'une mauvaise image : pas assez vélo, pas assez écolo voire réservé au troisième âge ! Les Strasbourgeois n'ont pas envie non plus de se le faire voler. Strasbourg, contrairement à Lyon, Paris ou Besançon par exemple, est une ville avec peu de relief où l'assistance électrique n'a finalement que très peu d'utilité. Pourtant, dès que les trajets s'allongent, entre le domicile et le travail le plus souvent, ceux qui ont essayé n'ont plus envie de revenir aux vélos classiques.

Enfin, contrairement à d'autres villes en France comme Colmar ou Paris, Strasbourg n'a pas fait le choix d'attribuer une subvention pour l'acquisition d'un VAE. Les Parisiens reçoivent jusqu'à 30 % du prix d'achat d'un VAE.
 

 

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lundi, 20 juillet 2015 16:00

Le Tour de France Alternatiba à Mulhouse

Le Tour  de France  Alternatiba a fait étape à Mulhouse dimanche 19 juillet . Un événement festif et convivial  était organisé au Parc Salvator  proche du centre-ville. En plus des concerts, conférences, de nombreux ateliers proposaient de découvrir des projets et des réalisations pour participer à la transition vers un monde plus respectueux et durable.

Le passage du Tour Alternatiba pour clôturer le weekend festif "Scène de Rue" à Mulhouse ne pouvait mieux tomber!

Mulhouse est effectivement comme le disait Jean Rothnerle maire de la cité du Bollwerk "la ville de tous les possibles". On sent bien que quelque chose est entrain de changer. Les vieux démons de la récupération politique sont encore sur le terrain mais l’intelligence et les actions collective doivent prendre le pas sur le chacun pour soi. Un beau défit qui ne pourra être relevé que si chacun s'engage à vivre pleinement dans le respect de l'autre.

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