L'association guebwilleroise Roue Pèt, qui milite pour la promotion de l’usage du vélo au quotidien, ne peut que se réjouir à la suite de l’annonce du plan gouvernemental « Coup de pouce vélo ». « C’est totalement en adéquation avec notre démarche », souligne Géraldine Wiss, l’une des chevilles ouvrières de l’association. Cette dernière a d’ailleurs entamé des démarches afin que l’association puisse s’inscrire dans le cadre de ce plan. Elle annonce ainsi que l’atelier de la rue des Alliés rouvrira ses portes le 28 mai.

« Nous sommes une toute petite structure, alors ça risque d’être un peu de l’improvisation », redoute-t-elle. « Nous ne pourrons pas accueillir plus de deux adhérents à la fois au sein de l’atelier, avec les mesures sanitaires », prévient-elle. Géraldine réfléchit donc déjà à des moyens de faire patienter les adhérents. « Quand la météo le permettra, nous pourrons par exemple proposer des lectures de récits de voyage à vélo, qui se dérouleront en extérieur », dévoile-t-elle.

CONTACTER Géraldine au 06.86.66.19.67 ou Thomas au 06.16.86.68.98 ou par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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L'après confinement va-t-il se traduire par une augmentation des déplacements à vélo et une plus grande floraison des pistes cyclables ? Avec Frédéric Héran, économiste et urbaniste, Stein van Oosteren, porte parole du Collectif Vélo Île-de-France, et Olivier Razemon, journaliste spécialiste des questions de mobilités.

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À Paris, malgré l’essor du Vélib’, seuls 3 % des déplacements se font à bicyclette.  Photo archives AFP

À Paris, malgré l’essor du Vélib’, seuls 3 % des déplacements se font à bicyclette. Photo archives AFP

Si l’usage du vélo progresse dans les grandes villes, et notamment à Strasbourg qui fait figure de leader, la bicyclette reste un moyen de transport marginal, victime de nombreuses idées reçues.

« Prendre un vélo pour aller travailler ? Mais c’est beaucoup trop loin. » En France, un salarié sur deux travaille à moins de 8 km de chez lui, selon l’Insee. Le vélo étant souvent le mode de transport le plus efficace pour les trajets compris entre 500 m et 10 km, comment se fait-il qu’il n’y a toujours guère que 3 % des Français à s’en servir sur des trajets quotidiens ?

Ne nous trompons pas : il ne s’agit pas de faire rouler 50 % des salariés à vélo. Mais alors que le coût au kilomètre d’un vélo représente presque moitié moins que celui d’une voiture (15 centimes d’euros contre 27 selon une étude de la Fnaut), pourquoi est-ce si difficile d’atteindre ne serait-ce que 5 % dans certaines villes, là où Bergame (Italie) est à 6 %, Strasbourg, maillot jaune français à 14 % et Bâle (Suisse) à 20 % ? Sans parler du fait qu’il s’agit d’un moyen de transport qui ne pollue pas, alors que la France a connu cet hiver un pic de pollution historique aux particules fines.

« Un truc d’écolo »

Les cyclistes vous le diront. Il suffit d’aborder le sujet au bureau ou lors d’un repas de famille pour entendre une pléiade d’idées reçues sur la pratique du vélo. Dans un ouvrage qui vient de paraître ( « Le pouvoir de la pédale » , éd. Rue de l’échiquier), Olivier Razemon, journaliste spécialiste des transports, se livre à un recensement et à un démontage méthodique de ces clichés, y compris du vélo « pour écolo », ou pire, « pour bobo », qui en règle générale, est utilisé pour mettre un terme définitif au débat. « Ces caricatures, au fond, révèlent une certaine jalousie, écrit Olivier Razemon. Le cycliste est rapide, dépense peu d’argent pour se déplacer, il entretient son corps. Il ne donne pas toujours des leçons de morale ; il est une leçon de morale ».

Pas sérieux

Voiture du pauvre, monture de sportif voire de kamikaze urbain, le vélo est surtout bien moins neuf et reluisant qu’un nouveau tramway. C’est là son autre difficulté : il n’est pas pris au sérieux, analyse Olivier Razemon. De fait, les investissements consacrés n’étant pas conséquents (à l’exception du coût des systèmes de vélos en libre-service), il ne peut donc s’agir de quelque chose d’important. Les élites françaises ne s’y sont pas trompées, « elles ne se déplacent pas à vélo », observe Pierre Toulouse, adjoint au Monsieur Vélo au ministère des Transports.

Parmi les élus, tous ne voient pas, une fois la nouvelle piste cyclable inaugurée, l’intérêt du vélo comme mode de transport à part entière (lire ci-dessous, les difficultés à instaurer une indemnité kilométrique). Faudra-t-il un mois de circulation alternée pour y revenir ? Au vu des contraintes financières qui pèsent sur les collectivités et les réseaux de transports collectifs, le vélo pourrait bien ne plus être une option, mais une priorité

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Dans le cadre de la discussion sur la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2013, les trois amendements concernaient l'encouragement de la pratique du vélo, dans le cadre des entreprises. Ils ont été déposés par des députés issus de trois formations politiques (UMP, PS et Verts), parmi lesquels figuraient M. Eric Straumann, député colmarien.
Ces trois amendements plaidaient pour une flotte de vélos d'entreprise (proposition de réduction des cotisations sociales des employeurs s'ils créent une flotte de vélos pour les déplacements entre domicile et lieu de travail), pour une indemnité kilométrique pour venir travailler à vélo (facultative pour l'employeur, son montant pourrait être déduit des cotisations à la sécurité sociale dues par l'employeur), pour la prise en charge de l'abonnement à un VLS (vélo libre service) en plus de l'abonnement aux transports publics.
Le président de la commission des finances a retoqué l'amendement pour cause de lien trop lointain avec le budget de la sécurité sociale. Le Gouvernement a appelé à le rejeter.

No comment !

 

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