Lucky

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Le CEREMA a annoncer qu'en terme d'aménagement cyclable temporaire de nombreuses villes hors hexagone ont pris les devant pour accroître et faciliter l'usage de la bicyclette alors qu'en France ce sujet à fait longtemps débat . 
Le trafic motorisé a subi des baisses comprises entre 60 et 90 %, ce qui libère une place importante pour les modes actifs.
 

Le besoin est d’autant plus grand que de nombreuses infrastructures cyclables ont été interdites à tort aux cyclistes en France au motif qu'elles ne servirait que pour faire du sport ou se promener. La création d’aménagements cyclables sur les voiries parallèles est donc une solution pour maintenir la possibilité d’utiliser le vélo pour des raisons utilitaires dans des conditions satisfaisantes. De plus, la forte baisse de trafic s’est traduite par une augmentation importante des vitesses, ce qui ajoute à l’urgence de sanctuariser des espaces pour les cyclistes en réduisant ceux ouverts aux usagers motorisés.

RÉDUIRE LE NOMBRE DE VOIES MOTORISÉES
2X1

Le maintien de plusieurs files de circulation dans le même sens ne se justifie plus dans l’immense majorité des cas pendant la période de confinement. La réserve d’espace  générée peut être mise rapidement à profit pour créer des espaces larges et sécurisés, mais également réversibles, pour les cyclistes qui doivent continuer de circuler.


 

 

UN CADRE JURIDIQUE FAVORABLE
2x1 TPC

Les artères urbaines à 2X2 ou 2X3 voies sans stationnement motorisé latéral sont particulièrement adaptées pour accueillir de tels aménagements.

Il n’existe aucune opposition juridique à une telle initiative. Il s’agit d’un changement d’exploitation de la voirie exigeant la prise d’un arrêté de circulation par l’autorité investie du pouvoir de police, au même titre que les autres mesures de police.

 

ÉLARGIR LES AMÉNAGEMENTS CYCLABLES EXISTANTS
Elargissement bande

Les aménagements cyclables existants n'offrent pas toujours la largeur nécessaire à une circulation dans les meilleures conditions sanitaires. Souvent, de l'espace peut être gagné sur les voies adjacentes, sans nécessairement modifier le nombre de voies (exemple ci-contre).

 

 

MODIFIER LE PLAN DE CIRCULATION
SU4

La baisse très forte de flux motorisé peut être également l’occasion de tester des modifications du plan de circulation pour libérer de l’espace, ou d’accélérer des opérations déjà programmées.

 

UTILISER LE MATÉRIEL RÉGLEMENTAIRE DE SIGNALISATION DE CHANTIER
K5c_K16

L'aménagement cyclable temporaire peut être créé avec le matériel habituellement utilisé en cas de chantier sur la voirie publique, en particulier lors du rétablissement de continuité cyclable.

Des balises d’alignement ou des séparateurs modulaires de voie (ci-contre) peuvent être utilisés pour séparer les cyclistes du trafic motorisé.

Il est à noter que la signalisation des aménagements cyclables, temporaires ou non, peut se faire à l’aide de la seule signalisation verticale (panneaux) ou de la seule signalisation horizontale (marquage au sol).

 

SIMPLE ET RAPIDE
peter

L’usage de la signalisation temporaire à l’avantage de guider les usagers motorisés en les incitant à modifier leur comportement face à une situation inattendue. La signalisation horizontale peut être sous forme de marquage mais aussi à l’aide de signalisation adhésive. Elle est rendue d’autant plus simple à mettre en œuvre que la présence automobile est faible.

Le Ministère de l'Environnement allemand et Berlin Unterwegs ont mis en ligne un document complet " Réglementation temporaire d'aménagement d'infrastructures cyclable et leur extensions"
ce document qui date du 9 avril  a été traduit par Paris en Selle  qui propose la mise en place d'infrastructure cyclable temporaire similaire pour permettre, durant la période clef de la sortie de crise, aux usagés du vélo et ce qui délaisseront un temps les transports en commun des infrastructures cyclable en capacité d'absorber une augmentation du flux de 2 roues.

Le CEREMA a fait des propositions allant dans le même sens  réagit rapidement qui stipule que ces mesures sont déjà en vigueur dans de nombreuses villes hors hexagone. 
En France, le potentiel est également considérable: le trafic motorisé a subi des baisses comprises entre 60 et 90 %, ce qui libère une place importante pour les modes actifs.
 

Le besoin est d’autant plus grand que de nombreuses infrastructures cyclables ont été interdites à tort aux cyclistes au motif qu'elles ne servirait que pour faire du sport ou se promener. La création d’aménagements cyclables sur les voiries parallèles est donc une solution pour maintenir la possibilité d’utiliser le vélo pour des raisons utilitaires dans des conditions satisfaisantes. De plus, la forte baisse de trafic s’est traduite par une augmentation importante des vitesses, ce qui ajoute à l’urgence de sanctuariser des espaces pour les cyclistes en réduisant ceux ouverts aux usagers motorisés.

 

 

 

 

RÉDUIRE LE NOMBRE DE VOIES MOTORISÉES
2X1

Le maintien de plusieurs files de circulation dans le même sens ne se justifie plus dans l’immense majorité des cas pendant la période de confinement. La réserve d’espace  générée peut être mise rapidement à profit pour créer des espaces larges et sécurisés, mais également réversibles, pour les cyclistes qui doivent continuer de circuler.


 

 

UN CADRE JURIDIQUE FAVORABLE
2x1 TPC

Les artères urbaines à 2X2 ou 2X3 voies sans stationnement motorisé latéral sont particulièrement adaptées pour accueillir de tels aménagements.

Il n’existe aucune opposition juridique à une telle initiative. Il s’agit d’un changement d’exploitation de la voirie exigeant la prise d’un arrêté de circulation par l’autorité investie du pouvoir de police, au même titre que les autres mesures de police.

 

ÉLARGIR LES AMÉNAGEMENTS CYCLABLES EXISTANTS
Elargissement bande

Les aménagements cyclables existants n'offrent pas toujours la largeur nécessaire à une circulation dans les meilleures conditions sanitaires. Souvent, de l'espace peut être gagné sur les voies adjacentes, sans nécessairement modifier le nombre de voies (exemple ci-contre).

 

 

MODIFIER LE PLAN DE CIRCULATION
SU4

La baisse très forte de flux motorisé peut être également l’occasion de tester des modifications du plan de circulation pour libérer de l’espace, ou d’accélérer des opérations déjà programmées (voir Oakland plus haut)

 

UTILISER LE MATÉRIEL RÉGLEMENTAIRE DE SIGNALISATION DE CHANTIER
K5c_K16

L'aménagement cyclable temporaire peut être créé avec le matériel habituellement utilisé en cas de chantier sur la voirie publique, en particulier lors du rétablissement de continuité cyclable.

Des balises d’alignement ou des séparateurs modulaires de voie (ci-contre) peuvent être utilisés pour séparer les cyclistes du trafic motorisé.

Il est à noter que la signalisation des aménagements cyclables, temporaires ou non, peut se faire à l’aide de la seule signalisation verticale (panneaux) ou de la seule signalisation horizontale (marquage au sol).

 

SIMPLE ET RAPIDE
peter

L’usage de la signalisation temporaire à l’avantage de guider les usagers motorisés en les incitant à modifier leur comportement face à une situation inattendue. La signalisation horizontale peut être sous forme de marquage mais aussi à l’aide de signalisation adhésive. Elle est rendue d’autant plus simple à mettre en œuvre que la présence automobile est faible.

  • Utiliser son vélo pour respecter la distanciation sociale, la voilà la belle idée ! Encore faut-il que les aménagements urbains suivent.
  • C’est pourquoi la mairie de Paris, entre autres, réfléchit à la possibilité d’installer des pistes cyclables provisoires pendant la durée du déconfinement.
  • Tout en se gardant la possibilité de pérenniser le dispositif. Les voitures disparues pendant le confinement risquent donc de retrouver leur place à moitié occupée.

 

Article parut sur le site de 20 MINUTES

Le confinement n’empêche pas de penser le déconfinement. Et sur le sujet des mobilités en Ile-de-France, ça vire carrément au casse-tête. « Ce qu’il faut voir, c’est que les transports, c’est un goulet d’étranglement très important » pour la sortie du confinement s'est inquiétée ce mercredi sur France Inter, Valérie Pécresse, la présidente de la région. Parce que respecter les distances sanitaires de sécurité dans un wagon bondé du RER A, c’est digne d’un Rubik’s Kub à l’aveugle.

Fort heureusement, il existe des pistes (cyclables) pour y remédier. « Les déplacements à vélo permettent de conserver la distanciation sociale, note Christophe Najdovski, adjoint à la mairie de Paris en charge des transports. C’est la raison pour laquelle on veut favoriser ces déplacements qui ont aussi l’avantage d’être non polluants. » D’où l’idée de faire ce qu’on appelle de « l’urbanisme tactique ». L’élu nous en dit plus sur ce concept un peu brumeux : « L’idée est de faire des aménagements qui soient légers, rapides à mettre en œuvre et réversibles, c’est-à-dire que si ça ne fonctionne pas, on peut les retirer, et si ça marche, ça peut être pérennisé. » Concrètement il s’agit de mettre en place provisoirement des pistes cyclables supplémentaires.

La guerre de la chaussée

Et si cette idée avance, c’est aussi une question d’opportunités. « Quand le vélo doit prendre sa place sur la chaussée, c’est très difficile car la place est déjà prise, explique Dominique Riou, ingénieur au département transport-mobilité de l’Institut Paris-Région. Or aujourd’hui la rue est vide, et c’est peut-être l’opportunité pour gagner du terrain du point de vue des aménagements cyclables. » Qui va à la chasse, perd sa place, en résumé. Et le deux-roues peut aussi être une solution efficiente à la désaffection des transports en commun en raison de la crise sanitaire. « Il n’y a que la voirie qui peut compenser ce phénomène, juge Dominique Riou. Or le vélo se trouve être une opportunité d’augmenter au global la capacité de transport de la voirie, car là où sur une file de circulation, on va faire passer 700-800 véhicules/heure, on peut faire passer beaucoup plus de vélos, donc beaucoup plus de gens.

Suite de l'article

 

copenhagne bikes
CC BY 2.0 Lloyd Alter/ bikes in Copenhagen

Or perhaps it should be "all of the above."

There is always a lot of pushback whenever we suggest that maybe electric cars are not the answer to the problems of pollution, and that maybe self-driving cars won’t save our cities and suburbs. After writingBanning fossil fuelled cars isn't enough; we have to rethink our transportation system and It's time to free ourselves from our "thrall to the metal god" I thought I had attracted enough critical comments for the month, but now the Guardian has published yet another point of view from Tim Burns, writing Swapping cars for bikes, not diesel for electric, is the best route to clean air. Burns notes, as I have:

Focusing on switching from diesel and petrol vehicles to electric will most likely result in people simply changing the type of heavy box that they drive around our towns and cities in. This should improve air quality as emissions reduce over the long term, but it will do nothing to solve congestion on our streets, and it is a missed opportunity to improve public health.

 
Burns’ main point is not that bikes take up less space and are more energy efficient than any other form of transportation, but that increasing the percentage of people who cycle would lead to significant health benefits. He quotes a study we covered in TreeHugger that concluded that “ cycling regularly reduced the incidence of cancer by 45%, heart disease by 46%, and of death by any cause by 41%.”

 

 

Sir Liam Donaldson, the former chief medical officer for England once said: “The potential benefits of physical activity to health are huge. If a medication existed which had a similar effect, it would be regarded as a wonder drug or miracle cure.” And it’s good for society too – Transport for London calculated that if all Londoners walked or cycled for 20 minutes a day this would save £1.7bn in NHS treatment costs over 25 years in the capital alone.
 


Not everyone has to cycle, there are some who can't; but not as many as you think


Perhaps the most difficult debate about the issue was how cars are needed for the disabled, the obese, and the elderly who cannot cycle. But not everyone has to cycle; we just have to increase the percentage. Tim Burns notes that in the UK, only 2 percent of the population regularly cycles. Even in Denmark, as the infographic below shows, cycling accounts for only 26 percent of all trips under 3 miles and 16 percent of all trips. But even that saves 12 billion euros in medical costs and 1.1 million fewer sick days. And for those that do cycle, they are healthier and there are far lower rates of obesity.

 

 

E-bikes to the rescue

 

Also, the proliferation of ebikes has made it much easier for the elderly to stay on bikes longer; Average Joe Cyclist, which promotes ebikes for boomers and seniors, shows case studies of how e-bikes actually improved the health of a guy who suffered a heart attack and a stroke and cancer, another who suffered FOUR heart attacks, and more. They are using bikes to regain their health, part of their recovery plan.


But I don't want to live in a city

 

Another complaint that we often get is from readers who simply do not want to live in cities and they need their pickup or their car because they are miles from everything. Again, we are talking percentages; of course if you live in the middle of nowhere you probably need a car. But according to the US Census, 80.7 percent of Americans now live in what they define as an urban area. We’re not saying everyone has to bike everywhere. I spend the summer in a cabin that’s 3 miles from the nearest store and 150 miles from my home and I need a car for that. But I don’t need it in the city, where I bike. We are not being doctrinaire or one size fits all.


But what about kids and shopping?

 

Finally, there is the question of whether you can live an American lifestyle, get kids to soccer, shop at the big box if you don’t have a car. It’s a challenge for sure, but I will defer to Brent Toderian who put together these tweets in response to a woman who suggested this; it includes kids, soccer, and even trips to Costco.

In the end, it’s not either-or, it’s bikes or Teslas, its all of the above. If as much attention and investment was put into bike infrastructure, into giving people a safe place to ride in our cities and our suburbs as it is to electric and autonomous cars, we could make our cities and suburbs a better, healthier place for everyone.

 

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Lotta Crok devient, à neuf ans, la première mairesse juniore des vélos au monde ! Sa ferme intention est d’encourager les jeunes à se déplacer à bicyclette, mais surtout d’aplanir les obstacles auxquels ils sont confrontés.

Cette jeune cycliste aguerrie s’est démarquée lors d’un concours, lancé dans les écoles d’Amsterdam, où l’on demandait aux jeunes de soumettre leurs idées dans le but de rendre la pratique du vélo plus amusante et plus sécuritaire. Lotta a suggéré au service de vélo-partage Nederlandse Spoorwegen de mettre en location des vélos-cargos et des bicyclettes pour enfants aux abords des gares de chemin de fer.

« Je ne suis pas mairesse des vélos pour moi-même, mais pour tous les enfants d’Amsterdam. » – Lotta Crok

La jeune Amstellodamoise a eu cette idée parce que, quand elle rend visite à ses grands-parents, en compagnie de ses parents, la petite famille doit d’abord prendre le train, et ensuite louer des bicyclettes pour se rendre à destination. Lotta pourrait très bien pédaler de la gare jusqu’à la maison de ses grands-parents, sauf qu’aucun vélo en location n’est à sa taille. Elle doit alors monter à l’arrière de la bicyclette conduite par son père, une méthode transport qu’elle juge non sécuritaire.

La Nederlandse Spoorwegen, apparemment séduite par l’idée, a donc offert d’installer une bicyclette pour enfant à la gare qui dessert la localité où demeurent ses grands-parents. Mais cela n’a pas du tout satisfait Lotta. « Je leur ai dit que ce n’était pas suffisant. Je ne suis pas mairesse des vélos pour moi-même, mais pour tous les enfants d’Amsterdam. »

Une seconde première mondiale

En juin 2016, Amsterdam devenait la première ville au monde à « élire » une mairesse des vélos. Bien que le public ait été invité à participer à un vote en ligne, c’est un jury, formé par le maire de la Ville, des représentants de la régie des transports et de groupes cyclistes, qui ont nommé Anna Luten à ce poste. Elle avait pour mandat de servir de chaîne de transmission entre l’administration municipale et les cyclistes, groupes communautaires ou toute personne se sentant lésée par la mise en place de mesures destinées à favoriser les cyclistes.

Mais c’est Katelijne Boerma, élue en novembre 2017 comme successeur d’Anna Luten, qui a eu l’idée de créer le premier poste de mairesse juniore des vélos afin de donner une voix aux quelque 125 000 enfants de la ville et surtout leur offrir un modèle inspirant pour les encourager à la pratique du vélo. À ce chapitre, Katelijne Boerma fait remarquer que, parmi les habitants issus des quelque 200 communautés culturelles que compte la ville, plusieurs d’entre eux ont du mal à concevoir que la bicyclette soit un mode de transport sécuritaire et efficace.

Crédits : Danish Design Review, Trafiklegepladsen

Plus de vélos, moins d’autos

Amsterdam a la réputation d’abriter un plus grand nombre de vélos que d’habitants. Et de fait, près de 63 % des déplacements s’y font à bicyclette. Pourtant, du point de vue de Lotta, le trafic automobile demeure encore beaucoup trop dense. Elle souhaite encourager un plus grand nombre de personnes à troquer leur voiture pour le vélo afin de rendre les déplacements des enfants plus sécuritaires.

La jeune mairesse, qui depuis sa nomination, enchaîne les entrevues et participe à divers événements cyclistes, a bien l’intention de rencontrer le maire de la Ville pour lui faire part des idées qu’elle a glanées au fil de ses rencontres avec les jeunes et leurs parents. Par exemple, nombreux sont ceux qui ont exprimé le souhait que soit aménagé un parc à bicyclettes pour que les jeunes puissent y faire leurs premières expériences plutôt que d’apprendre directement dans la rue. Une autre idée serait de créer une application mobile pour apprendre aux touristes les règles élémentaires de conduite dont ils semblent, en grande majorité, ignorer l’existence.

Katelijne Boerma considère qu’elle et Lotta forment un excellent tandem. Elle explique que son rôle est de parler aux parents, et celui de Lotta, aux enfants. Et c’est important, car si on considère la ville selon la perspective des enfants, on pourra la rendre accessible à tous. Une ville qui est accueillante pour un enfant de 8 ans le sera pour un aîné de 88 ans.

 

Dix terrains de jeux permanents pour la pratique du vélo ont été construits dans autant de villes danoises.

Publié sur le site https://centdegres.ca

Il s’agit d’une initiative de la Fédération danoise du vélo. En 2011, celle-ci avait expérimenté, dans la capitale, Copenhague, un terrain de jeu mobile pour les vélos destiné aux jeunes. L’objectif était d’encourager les jeunes à « jouer » aux cyclistes responsables. Le succès a été immédiat.


Crédit photo : Danish Cyclists’ Federation

 

Cette expérience a démontré que ce genre de terrain de jeu est l’endroit idéal pour que les enfants développent, dans un environnement sécuritaire, des aptitudes qui vont leur servir une fois plongés dans le vrai trafic. C’est pourquoi ces endroits sécurisés sont semés de parcours à obstacles spécifiquement conçus pour que les jeunes cyclistes développent leurs habiletés motrices.

Crédit photo : Danish Cyclists’ Federation

Selon ses promoteurs, cette approche ludique incite les jeunes à s’entraîner, sans même s’en rendre compte. Grâce aux différents obstacles et aux surfaces diverses, les bouts de choux développent leur sens de l’équilibre, de l’anticipation ainsi que leur coordination.

Et comme le souligne Trine Juncher Jørgensen, de la Fédération danoise du vélo, les niveaux de difficulté variables des parcours incitent les jeunes à relever de nouveaux défis. Mais surtout, ajoute-t-elle, cela leur permet de savoir ce qu’ils peuvent ou ne peuvent pas faire.

Crise du Covid-19 : la Fédération française des Usagers de la Bicyclette (FUB) appelle au civisme et à la bienveillance.

C’était une évidence pour elle, autant en termes de responsabilité que d’exemplarité : la FUB a tenu son conseil d’administration (16 administrateurs + 5 intervenants) 100 % à distance dès samedi 14 mars, et a placé l’ensemble de ses 12 salariés en télétravail dès lundi 16 mars au matin.

Conformément aux instructions officielles, les déplacements doivent être réduits autant que possible et se limiter à ceux indispensables. Néanmoins, la FUB souhaite rappeler que, y compris en termes de lutte contre le Covid-19, l’usage du vélo est la meilleure solution pour de nombreux déplacements, notamment ceux de moins de 7 kilomètres. Ainsi, la bicyclette permet par exemple aux soignantes et aux soignants de respecter leur distanciation en leur évitant les transports en commun, tout en effectuant une activité physique minimale bénéfique autant à leur santé mentale que physique.

Afin d’éviter tout accident, et ainsi ne pas contribuer à la charge du système de santé français, la FUB appelle :

1. Les automobilistes à faire preuve de prudence et de bienveillance envers les piétons et cyclistes, et notamment en ralentissant (1)  et en respectant le mètre de distance latérale minimale à observer en cas de dépassement (1m50 hors agglomération), ainsi qu’en veillant aux cyclistes lors des ouvertures de portières.

2. Les cyclistes à veiller à l’état technique de leur vélo (freins, pneus, éclairage actif et passif), à s’habiller en couleurs claires ou vives si le trajet comporte des zones mal éclairées, et plus généralement à être visibles et prévisibles. Et ne pas oublier leurs certificats de déplacement pour faciliter le travail des forces de l’ordre.

3. Les professionnels du vélo à continuer à assurer l’entretien des vélos pour celles et ceux qui en ont besoin, notamment les soignantes et les soignants. (Prise de rendez-vous et échange avec le technicien tant que possible par téléphone.)

4. Les responsables des ressources humaines et les responsables opérationnels à encourager l’usage de la bicyclette, a fortiori quand ce mode de déplacement peut se substituer aux transports en commun. 

(1) Code de la route R 413-17-1° 

 

 

Vous êtes nombreuses et nombreux vous interroger sur ce qui est autorisé et ce qui est interdit en période de confinement. Après une période de flou, le ministère de l'Intérieur a publié le visuel ci-dessous. La réalité du terrain n'étant pas forcément conforme, remontez-nous vos témoignages!
 
Pour rappel, la FUB n'incite pas à une pratique massive du vélo et appelle chacun et chacune à rester chez soi tant que possible. Toutefois, pour les déplacements absolument nécessaires (courses, trajet domicile-travail, etc.), il est officiellement autorisé par le Ministère de l'Intérieur et recommandé par la FUB d'utiliser le vélo comme moyen de déplacement. Vous pouvez également visionner la vidéo récente de la Ministre Elisabeth Borne à ce sujet.
 
Recensement de verbalisations arbitraires de cyclistes depuis le début du confinement.

 

Suite au flou initial et surtout face à des remontées de verbalisations arbitraires depuis le début de la période de confinement, la FUB souhaite récolter des témoignages de cyclistes verbalisés ou réprimandés, afin mieux mesurer l'ampleur du phénomène. Comptez sur nous pour agir en conséquence. Retrouvez le résumé de notre position sur twitter.

 

Si vous avez été verbalisé vous pouvez répondre au questionnaire (disponible ici), sinon nous vous invitons à le relayer largement, surtout si vous avez connaissance de telles verbalisations dans votre entourage.

 

Afin de nous permettre d'agir efficacement, nous vous demandons de répondre rapidement, idéalement avant le dimanche 29 mars, à 20h.

Après plusieurs jours de flou, le ministère des transports a confirmé au « Monde » que la bicyclette est autorisée, « sous réserve que l’utilisateur soit porteur de l’attestation dûment renseignée ».

Par Olivier Razemon Publié le 25 mars 2020 à 14h28, mis à jour hier à 10h56

Temps de Lecture 4 min.

 

Il fait beau, les rues sont désertes, la qualité de l’air s’est considérablement améliorée, mais non, ce n’est pas une raison pour aller faire une balade de 20 kilomètres sur son vélo. Le premier ministre, Edouard Philippe, l’a dit de manière explicite, lundi 23 mars : les déplacements liés à l’activité physique individuelle sont limités à un rayon d’un kilomètre autour de chez soi, et pour une heure tout au plus, à condition d’être muni de la nouvelle attestation dérogatoire, en vigueur depuis mercredi 25 mars.

Télécharger la nouvelle attestation de circulation

Jusqu’à présent, les règles posées par le gouvernement ne mentionnaient nullement le type d’activité physique autorisée. Pouvait-on remplacer le sacro-saint jogging par un tour à vélo ? Seule la Fédération française de cyclisme (FFC), qui organise des courses cyclistes mais ne dispose pas du pouvoir de réglementer, avait publié, le 18 mars, un communiqué indiquant que « la pratique du sport cycliste constitue une infraction ». La FFC a même conçu un site spécial confinement, « Roulez chez vous », qui dispense des programmes de remise en forme.

Le ministère des transports reprend désormais cette doctrine : « L’usage du vélo est prohibé pour la pratique d’une activité sportive », a-t-il indiqué au Monde mardi 24 mars.

« A Mulhouse, il est encore possible de circuler à vélo, et la police ne verbalise pas si la feuille dérogatoire est en règle. Et ce, quel que soit le motif, professionnel, courses ou garde d’enfant », témoigne Rémy Burgy.

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