lundi, 20 avril 2020 11:32

Rationalisation des espaces piétons et pistes cyclables de la crise Coronavirus

En Île-de-Franc l’usage du vélo pourrait bondir «  de 400 000 à 800 000 » personnes à vélo par jour estime la présidente de la région Valérie Pécresse une hausse comparable à celle enregistrer lors des dernières grèves de la RATP.

Pour préparer à passer le cap elle travaille « avec le RER-vélo », un collectif d’associations qui a imaginé neuf lignes cyclables, jusqu’à Mantes-la-Jolie ou Melun. L’idée est d’« expertiser tout ce qu’on peut faire, très rapidement », explique Valérie Pécresse à l’AFP.

Paris, qui a déjà multiplié les pistes cyclables, compte « favoriser les déplacements domicile-travail » à vélo après le déconfinement, indique à l’AFP l’adjoint à la mairie en charge des transports, Christophe Najdovski.

Cela passera par « des aménagements légers, peu coûteux, rapides à mettre en œuvre, sécurisés et réversibles » sur la chaussée d’habitude réservée aux voitures et aux deux-roues motorisés, poursuit-il.

La métropole de Lyon veut aménager « de nouveaux espaces piétons et de nouvelles pistes cyclables » avec des « modulations possibles en fonction des horaires », dit David Kimelfeld, président de la métropole.

Grenoble, Montpellier ou Rennes prévoient aussi d’accélérer leurs plans vélo.

Concrètement, le centre d’études Cerema suggère de « réduire le nombre de voies motorisées », de quatre à deux par exemple, d’« élargir les aménagements cyclables existants » et de « modifier le plan de circulation ».

L’enjeu ne concerne pas que les centre-villes mais aussi « des voiries plus interurbaines ou périurbaines », souligne Pierre Serne, qui prend l’exemple d’hôpitaux excentrés où des soignants vont travailler à vélo.

Pour la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB), il est primordial d’installer ces pistes cyclables provisoires sur des axes entiers, pas seulement des tronçons isolés, de les accompagner de parkings à vélo provisoires et d’en installer qui suivent le tracé de lignes de métro.

« Il faut vraiment sécuriser les infrastructures » pour que les cyclistes se sentent en sécurité, insiste Olivier Schneider, président de la FUB.

Le simples marquages au sol ne suffira pas , il faudra utiliser du matériel de chantier, des plots en béton, des gros blocs de plastique comme le préconise le CEREMA.

 

Lu 532 fois Dernière modification le jeudi, 30 avril 2020 14:32